Publiés dans les Annales romantiques
LE SALON DE l'aRSENAL 131
ses relations de voisinage et aussi un peu sa célébrité, le mettaient, « à l'égard des filleuls», de « prendre une résolution générale » et de < les refuser tous ». « Cependant, ajoutait-il, je serais si heureux de vous être quelque chose ■et d'enregistrer notre mutuel attachement que, si cela pouvait être inconnu, comme non avenu,... je m'offrirais avec empressement et vrai plaisir. Voyez donc et écrivez-moi ^.. » Ainsi, entre l'Arsenal et Saint-Point, il y avait mieux qu'une amitié littéraire.
On s'associait, le cas échéant, pour de bonnes actions, comme l'atteste un billet de M°' de Lamartine à M"'^ Nodier, envoi d'une belle offrande pour une jeune femme dans la misère.
Le temps arriva où l'urgent devoir de charité fut de secourir le poète lui-même, qui écrivait Taveu noble et poignant de sa détresse: «Puisque vous daignez penser à mes œuvres par lesquelles je tente de me sauver et surtout de sauver mon honneur, n'hésitez pas à souscrire et prenez les termes d'accord avec vos convenances,... Ce sera votre main tendue... » Une autre fois, ce sont des annonces du Cours familier de littérature * qu'il adresse à M""' Nodier : « Pour