Même lettre
amer. » Celle d'Emile Deschamps ne lui fît pasdéfaut. Il munit l'éditeur, Urbain Canel \ de « passeports» pour quelques rimeurs, ses intimes, et, « pressurant », comme il disait, son portefeuille,, il en tira une pièce, la Grande route, qui figure dans le recueil.
Evariste Boulay-Paty ne fut pas moins empressé à fournir son épi à la « gerbe » que Marie Nodier voulait nouer d'un « brin de paille ». Il offrit un sonnet quelque peu funèbre :
Ainsi toutes s'en vont ! Déplorable famille ! La première aux yeux bleus, aux beaux longs cheveux
[d'or...
Guiraud, sollicité comme Deschamps, comme Boulay, avait répondu par l'envoi d'un dizain, pieux :
Quelle est la mission de cet être sublime Qui n'attend qu'un remords pour absoudre un forfait,. Pour sauver le pécheur se tient près de l'abyme, Et des biens d'ici-bas n'a que le bien qu"il fait ? A son bras désarmé, le faible se confie : Le feu de sa parole épure et vivifie ; Le crime le surprend, le malheur l'attendrit : C'est un ange venu sur la terre où nous sommes, C'est l'homme presque Dieu, consolant d'autres hommes,. C'est le prêtre de Jésus-Christ.
5 mars 1835.