‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 76 sur 163 · V. Edmond Biré, Victor Hugo avant · texte numérisé non relu

V. Edmond Biré, Victor Hugo avant

faut. Nous ne possédons de lui qu'une lettre à M"* Mennessier, du 31 juillet 1836, quelques lignes de remerciement :

Madame,

J'arrive de la campagne, et vous savez la ravissante surprise qui m'attendait chez moi. Des vers admirables, des vers de vous, des vers dont je serais confus, si je pouvais en être autre chose que touché et ravi ! J'arrive d'une vallée délicieuse, toute remplie d'arbres, de fleurs, de rossignols, et je trouve dans votre poésie plus de parfum, d'éclat et d'harmonie que je n'en ai quitté. Oh ! madame, que vous portez bien le nom que vous portez! Que vous êtes digne de votre père et digne de vous !

J'hésitais, dans ce siècle de prose, à publier un second livre de vers, je n'hésite plus; je veux, au retour du voyage que je vais faire dans les Pyrénées, je veux absolument avoir une occasion de vous dire publiquement : merci. Or, vous serez la cause d'un nouveau méchant volume; ce sera un grand tort. Tant mieux! tant mieux! Pour être pardonnée, vous serez obligée de publier un livre divin; cela vous sera bien facile...

Le volume annoncé s'appela Prismes poétiques. Il parut en 1838. La promesse y est tenue d'un merci public, non, à vrai dire, écrit en toutes lettres. La « Marie » nommée dans ces vers nouveaux n'est, d'ailleurs, pas la jeune femme à qui nous venons de voir le gentilhomme offrir ses hommages, mais la petite fille qu'il avait vue au temps presque lointain de sa présenta-

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tion chez Nodier. Aussi bien est-ce à Nodier lui-même que s'adresse la dédicace :

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