‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 77 sur 163 · A. CH. NODIER · texte numérisé non relu

A. CH. NODIER

Au vieux savoir, Nodier, tu retrempes ton âme, Aux reliques des arts dévotement tu crois. Tu peux de nos vélins garder la chaste flamme : A ce poste d'honneur le monde sait tes droits.

C'est Quelen protégeant l'autel de Notre-Dame, C'est Berryer défendant le sceptre de ses rois, C'est Bayard, autrefois, gardant notre oriflamme, Ou saint Bernard gardant l'étendard de la croix.

Eh ! pourquoi, de nos jours, dans ce que tu composes. Pourquoi dans tes écrits ce soufle pur des roses? Pourquoi cette harmonie et ces fraîches couleurs?

C'est qu'une jeune fille au doux nom de Marie, Qui chante comme toi, qui pour toi veille et prie. Fait tomber sur ton front ses baisers et ses fleurs.

Victor Hugo écrivait, un jour, à Jules de Rességuier : « Je vous aime comme j'aime Soumet, comme Soumet vous aime^ » Une autre fois, il lui parlait de Guiraud% à qui il venait de faire tenir, sans y joindre un seul mot, de peur

1. Lettre du 25 février 1822, citée par M, Edmond Biré dans Victor Hugo avant I8S0, p. 338.

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