‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 78 sur 163 · Lettre du 6 septembre 1822, citée, ibid., p. 338 et · texte numérisé non relu

Lettre du 6 septembre 1822, citée, ibid., p. 338 et

de gâter « un si agréable envoi », la lettre qui annonçait la venue à Paris de l'ami lointain. Rességuier vit chez Nodier ces deux poètes, comme lui enfants du Midi, les deux Alexandre, comme on les appelait. On nommait l'un des deux « le grand ». M. Edmond Biré a dit, dans une jolie lettre', son regret de n'avoir pas vécu au beau temps de cette école romantique dont il s'est fait l'érudit historien : « ... J'aurais voulu venir à Paris^comme Turquéty, en 1829, — au lieu d'y arriver en 1855. J'aurais voulu, échappé de ma pension, être admis dans un coin du salon de l'Arsenal et contempler, autour du bon et cher Nodier Hugo, Sainte-Beuve, les deux Deschamps, les deux Alfred et le grand Alexandre... » — « Le grand Alexandre », c'était Soumet.

Qui connaît, aujourd'hui, Ernest Fouinet? Quelques spécialistes, des curieux de littérature. Il avait pourtant son brevet de poète en bonne forme, signé de Victor Hugo et de Sainte-Beuve*. Hugo était, à vrai dire, son débiteur. Les traductions de cet orientaliste lui avaient révélé des morceaux lyriques arabes, « beaux autrement que Job et Homère », mais « aussi beaux ' ». Il avait rendu un hommage public au jeune écri-

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