Rapporté par Sainte-Beuve, ibid., p
3. Dans la Revue des Deux-Mondes de novembre 1831. L'ar- >ticle a pour titre : De la Haine littéraire-
4. Le fait est raconté par Gustave Planche, dans l'article •cité.
prétendait, de ce seul mot,résumertoutrhoinmey la faute première en était à lui-même. A force de railler, il avait, aux yeux de beaucoup, fixé son caractère et borné son aptitude. La moquerie acérée dont il usait si volontiers, et avec des raffinements cruels, parut sa fonction et sa limite.
A l'Arsenal, il trouvait, pour les joutes adroites de la conversation, un partenaire digne de lui, méchanceté à part. Nodier rabattit plaisamment, une fois, sa vantardise de héros de Juillet : «Je crois avoir tué un Suisse. — Bien, mais croyez-vous que le Suisse croie avoir été tué*?»
Il se plaisait dans ce salon, tout « paysan » qu'il affectât de se dire, quand il eut acheté sa maisonnette d'Aulnay. — Ne signa-t-il pas : « Un paysan de la Vallée-aux-Loups », uneépître à Chateaubriand, son voisin dans cette vallée
Où les loups disparus n'ont laissé que leur nom ?...
Mais c'était un paysan aux écoutes, l'oreille tendue aux appels de la ville.
L'âpre satire où il dénonçait la vanité comme le « lien social » d'un groupe littéraire qui était celui de l'Arsenal, aussi bien que celui de la rueNotre-Dame-des-Champs, amena-t-elle entre lui et Nodier un refroidissement ? Il ne semble pas. Le trouble de leurs relations fut, en tout