Lettre de Francis Wey à Charles Nodier (6 février
LE SALON DE l' ARSENAL 167
Avec Dumas, Saint-Valry et d'autres, il était, rue de Sully, « dîneur de fondation». Il trouvait longues les semaines qu'il passait sans y aller. De Besançon, oii il lui fallait quelquefois retourner, il écrivait : « Je soupire après l'Arsenal, si bien que l'aspect seul d'une petite rue qui porte €6 nom me rend tout triste ^ »
Sainte-Beuve, un jour, dut le rendre heureux. Prié par lui de présenter à Buloz un article, il ne dissimula point les raisons diverses qui le faisaient douter du succès. Mais, écrivaitil, j'ai senti vivement le « déroulement si plein de grâce qui parfïeiiriî vos pages et qui trahit, quand vous ne le diriez pas, un initié à la forme enchanteresse de Nodier *. »
On ne dit pas que Francis Wey ait déclaré jamais une inclination pour la fille de Nodier. Fontaney fut ardemment épris d'elle ; nous en possédons la preuve. En septembre 1830, à la veille de partir pour l'Espagne avec le duc d'Harcourt, ambassadeur, qui l'avait vaguement attaché à sa personne, il adressait à la muse de l'Arsenal \ qui lui avait accordé la faveur d'une poésie, ces adieux fervents :
J'emporte quelque chose de votre âme, vos vers la respirent, et je les ai sur mon cœur... Que je suis heu-