Lettre d'Éloi Johanneau à Charles Nodier (16 avril
3. Nodier a fait allusion à ses travaux en ce genre, dans le Bulletin des Bibliophiles, 1834, n°^ 1 et 8.
...Je vous sais gré de vous occuper de mon ami Apulée, auquel éditeurs et scholiastes n'entendent guère, et qui a été longtemps Vultimum lîmen de mes spéculations philologiques. Mon ambition aurait été d'en donner une éditionémandatissime, car il est plein de fautes impures qui viennent de la mauvaise foi, de la fausse pudeur ou de Tânerie des copistes, mais deus non nobishxc otia, fecil. C'était un génie de haulte presse, et qui a brisé la glace, comme maître François. Aussi fut-il persécuté comme maître Bonaventure *.
Johanneau lui répond :
Puisque vous aimez Apulée, la restitution du fragment croustillant que je vous ai annoncé vous intéressera plus que d'autres. Si on n'imprime pas ma lettre à ce sujet... je vous en donnerai communication, pour vous prouver de nouveau combien je tiens à votre suffrage * ,
Nodier vient de nommer « maître Bonaventure ». Le Cymbalam mundi a longtemps été son livre de chevet. Johanneau lui a-t-il révélé, vraiment, « les finesses de la lettre » dans cette œuvre, où, auparavant, il « n'entendait que le sens » ? Johanneau, qui s'est mis en quête d'une « clef » de Rabelais et de plusieurs autres, — celles de Voltaire, de Rousseau, de Télémaque^ — cherche aussi et croit tenir la « clef » de Despériers. Trouvaille qui ne peut laisser Nodier