‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 97 sur 163 · Voir encore l'intéressant travail de M. Léonce Pingaud · texte numérisé non relu

Voir encore l'intéressant travail de M. Léonce Pingaud

2. Nodier le lui attribue en une élogicuse notice nécrologique, imprimée le 10 janvier 1834, dans le Ver^-Fer^, journal où collaborèrent Victor Hugo, Alfred de Vigny... et dont les numéros sont aujourd'hui introuvables. Le vicomte de Spœlberch de Lovenjoul a exhumé ces lignes depuis longtemps oubliées et leur a donné place dans ses Trouvailles d'un bibliophile, Bibliographie et littérature, sous ce titre : Une épave de Charles Nodier.

faisait sourire, apparemment, les poètes novateurs.

Fraternité des arts ! Union fortunée !

s'écrie Joseph Delorme, en évoquant le charme de ces

Soirs dont le souvenir, même après mainte année, Charmera le vieillard ^ !

« En ce temps-là, — dit Théophile Gautier, — la peinture et la poésie étaient sœurs. » Ajoutons : la sculpture, la musique... C'est à propos d'Eugène Delacroix que Sainte-Beuve célébrait cette étroite parenté. Dès ses tout premiers débuts, l'auteur de la Barque du Dante avait vu la sympathie des romantiques venir à lui, et, durant les attaques furieuses qu'il eut à soutenir, elle ne manqua pas de lui être un réconfort. Que plus tard il les ait quelque peu répudiés, n'importe : des témoignages subsistent de l'aide qu'ils lui prêtèrent et du sentiment qu'il en éprouva. Nous trouvons dans les papiers de Nodier cette lettre, de mars 1830 :

Mon cher monsieur,

Je n'ai pas encore lu le Roi de Bohême. Je suis un peu séquestré et garde presque la chambre depuis le

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