‹ Charles-Quint;Chapitre 5 sur 58 · XV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XV AVANT-PROPOS

m'ëtant réservée en France, je ne rae suis pas contenlé d'imprimer la forme qui m'est propre à ceux de mes matériaux lombes dans le domaine commun : j'y ai ajouté beaucoup en puisant à d'autres sources, et surtout j*ai pu y entremêler quelques-unes de ces appréciations sur lesquelles mon droit de priorité reste incontestable. Si l'on me dit que ceux de ces faits qui sont rétrospectifs et celles de ces appréciations qui se fondent sur des actes, des lettres ou des paroles d'une date antérieure à l'abdication de Charles-Quint, auraient dû figurer dans la première partie de Fouvrage, je répondrai que par là mon livre acquiert une certaine unité que j'ai cberché aussi à réaliser matériellement en ne faisant qu'un seul volume avec les éléments de deux.

Ce n'est pas à moi de définir à quel genre appartient cette Chronique. Cependant, si je l'appelle Chronique plutôt qu'Histoire, c'est parce que non-seulement quelques détails rentrent dans la Chronique proprement dite , mais ausbi parce que j'attache à ce mot le sens qu'il eut longtemps en espagnol. Qu'on refuse à l'auteur le titre d'historien, il se contentera de celui de Coronisle^ que prenaient les anciens historiographes de Charles-Quint. Si, par hasard,je n'avais produit qu une biographie, on conviendrait encore que la biographie d'un personnage qui a exercé une si grande influence sur son époque a une importance historique. J'espère enfin qu'on m'accordera d'avoir écrit quelques pages d'histoire, soit dans ma première partie, soit dans la seconde, — plus spécialement consacrés à l'épisode du séjour de Charles-Quint .à Yuste, cette retraite où l'Empereur, malgré son abdication, régna encore pendant près de deux ans. En tout cas, je tâcherai que l'histoire de la lutte de Charles-Quint contre Solymau soit une de ces narrations suivies qui ont valu le titre d'historien à des savants dont je respecte très sincèrement le talent classique.

Ce qui précède sera considéré, sans doute, comme un avant-propos suffisant par ce public qui lit un ouvrage à cause du sujet qu'il traite, sans se préoccuper de l'auteur, de sa ville natale, de sou origine, de sa vie privée, etc., etc. Mais, après avoir consciencieusement abdiqué sa personnalité dans le couis de son livre, un auteur conserve dans sa préface le privilège du monologue. Une partie de ce qui suit n'est pas étranger à l'histoire de Charles-Quint; mais une partie aussi s'adresse exclusivement à ces amis de l'auteur (amis connus et amis inconnus) qui l'ont suivi avec un bienveillant intérêt dans sa vie littéraire, et qui ont daigné prêter attention au petit bruit qui s'est fait parfois autour de son nom, moins sans doute à cause de ce nom même que grâces à ceux auxquels il a eu la bonne^fortune de l'associer. Je vais esquisser un chapitre tout entier de l'histoire de Charles-Quint avec l'unique but d'établir la date et

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