‹ Charles-Quint;Chapitre 6 sur 58 · AVANT-PROPOS. V · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. V

le priocipe des éludes qui sont résumées daus cet ouvrage. On a dit assez long-temps que je chevauchais en croupe de Walter Scoit cl de B}ron, alors même que j'avais publié quatre cdiiions de mon Chartes- Edouard et quelques ouvrages d'imagination. Me voici en croupe de Charlcs-Qiiint. Dieu fasse que co ne soit pas sur le petit cheval borgne qui désarçonna enGn ce prince, proclamé le meilleur cavalier de soii temps (1).

Lorsque fut proclamée Télectiou de Charles-Quint à TEmpire, un poète , que l'évéque Sandoval nomme Jeroninfo comte de Nogarol , adressa à Télu un tétra'^lique latin dont le sens serait rendu assez fidèlement par ces quatre vers :

« France, Allemagne, Espagne aspiraient à l'Empire ; Charte est élu... Comment ne pas l'élire? Espagnol, Allemand et Français à la fois. Il réunit en lui tous les titres des trois. » (2)

Avant et pendant les débals du collège électoral, Charles et ses partisans avaient fait ressortir cette triple nationalité qui fut réellement admise par les électeurs. Mais ceux-ci, tant tes princes ecclésiastiques que les princes laïques, se croyant affranchis de tous leurs cngagemcnls envers les rois de France et diEspagne, parurent tout-à-coup, au dernier moment, incliner vers le choix d*un prince allemand comme le plus coU' vcnable aux intérêts de rAllemagne. Sous cette impression, Tarchevéque de Mayence, charge de soutenir les titres du petit-fils de Ma.ximilien, dut appuyer plus particulièrement dans ses discours au collège sur Torigine germanique de son candidat. II fit donc valoir sa possession hérédilaire de l'archiduché d'Autriche et de quelques autres Étais enclavés dans I*£mpire : « Possidet enim in Ger mania ditiones plurimas quœ parent noslro imperio et quarum aliquœ antca pepererunt imperatores. » Comment cet argument fut-il rétorqué par Tarchevéque de Trêves, le seul des sept électeurs resté fidèle à François U% et qui^ en effet, plaida chaudement sa cause devant ses collègues : » En vérité, » dit-il, c( si,

(1) Voir sur le dernier cheval de Charles-Quint, le § VI de la deuxième partie, pà(;c 308, et TAppeDdix.

(2) « Postulat imperium Gallus, Germanus, Iberus ; Rcx genus hoc triplex Carolus unus habet Caesarc in hoc populo flet satis omnibus uno : Imperium est igitur, Carole Jure tuum.

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