CH.VKI ES ROBIN
« dynamiques ou d’équilibre et de mouvement qui amènent la « manifestation d’un ou de plusieurs phénomènes plus complexes « que Jes premiers, qui sont comme la résultante commune de a plusieurs mouvements relativement simples, si bien que celui de « ces résultats qu on envisage, sans être identifiable ou réductible « alun quelconque des actes élémentaires composants, reconnaît « leur simultanéité comme cause à la fois immédiate et détermi- « liante ou génératrice. De telle sorte que l’un de ces derniers ne « saurait varier sans que le résultat général, plus manifeste que « 1 un quelconque des composants, ne soit modifié d’une manière « corrélative. »
La tératologie trouve ici même sa formule. Un accident fort simple entraînera la production des monstres les plus complexes, pourvu qu il se produise au début de l’évolution. Une cellule placée dans la direction où s’allonge le sillon médullaire, garde, en vertu de son état moléculaire propre ou de celui des cellules voisines, sa place médiane : par cela seul le sillon se partage en deux branches dont chacune continue d’évoluer comme eut fait le sillon normal ; à droite et à gauche de chaque branche se manifestent tous les phénomènes qui devaient seulement se manifester à gauche et à droite du sillon unique; on aura un monstre double.
En résumé nous savons où, quand et comment naissent chacune des parties simples de l’organisme; nous savons, sinon de quelle manière, du moins avec certitude, comment chacune de celles qui apparaissent apporte, par le fait même de son existence, la raison d être des suivantes. Nous savons l’ordre de naissance des parties et les conditions d’existence de cet ordre. Nous savons, sinon de quelle manière, au moins avec certitude, comment le moindre écart dans cet ordre trouble consécutivement et corrélativement tout ce qui se fait ensuite. Nous sommes renseignés sur ces questions capitales autant que sur la plupart des autres phénomènes simples et complexes de l’économie. Nous en savons le comment , mais nullement le pourquoi. Ce pourquoi est en dehors de la science positive. Les hypothèses qu’on pourrait faire ici, n’étant pas vérifiables n’ont point de place dans les préoccupations de la biologie et n’en sauraient avoir ailleurs. « Rien de plus saisissant, conclut Robin, et de plus éversif « pour les hypothèses métaphysiques que la rigoureuse régularité « et la délicatesse avec laquelle chacun des phénomènes observés « en suscite un autre, rien n’est plus frappant que de voir comment « nul de ces derniers n’a lieu sans un antécédent qui suspendu, trou- « blé ou supprimé, suspend, altère ou supprime le suivant et con- « sécutivement tous ceux qui lui succèdent. »
SA VI K ET SON OEUVRE