‹ Charles Robin, sa vie et son œuvreChapitre 30 sur 35 · XII. Le Sénateur. Le traité des Rapports de l'instruction et · texte numérisé non relu

XII. Le Sénateur. Le traité des Rapports de l'instruction et

DE L ÉDUCATION. L HOMME PRIVÉ. — Le NOUVEAU DICTIONNAIRE ABRÉGÉ

— Les élèves. — Les laboratoires. — La mort. — Un monument.

On peut dire que l’anatomie, les sciences de l’organisation ont absoibé toute entière la vie de Robin. En dehors d’elles , il ne joue presque aucun rôle. Et pourtant, en fidèle disciple d’Auguste Comte, il ne se désintéressa d’aucune question sociale. Nul ne fut plus sensible aux malheurs de la patrie en 1870. Il était à Jasseron quand la guerre éclata. Dès que l’arrivée de Gambetta en province eut donné le signal de la résistance, Robin lui écrivit pour se mettre à la disposition du gouvernement. Gambetta le connaissait et le nomma aussitôt directeur du service de santé. Dans ces fonctions, auxquelles il n’était nullement préparé. Robin se montra bon administrateur. Au milieu de difïicultés et de sollicitations de toutes sortes, il sut garder une complète indépendance et n’eut d’autre règle que l’accomplissement de la tâche qui lui incombait, par les meilleures méthodes.

L’année suivante, de concert avec Littré, il fonde la Société de sociologie^ qui n eut, croyons-nous, qu’une existence éphémère pour 1 application de la méthode positive et scientifique à l’étude des doctrines sociales. En 1873, après la constitution définitive du régime républicain, les électeurs sénatoriaux du département de 1 Ain où Robin allait chaque année, où il avait conservé de nombreuses relations, où sa réputation avait grandi, l’envoyèrent siéger dans la haute Assemblée par 341 voix sur 340 électeurs. Il n’avait point recherché le mandat sénatorial. II n’avaiten réalité aucune ambition et se montra même quelque peu dédaigneux des distinctions. On savait qu’il était depuis longtemps chevalier de la Légion d honneur, quoiqu il n’en portât pas les insignes. Un jour, le ministère ferry voulut le nommer officier, et comme on ne trouvait pas la date de sa première promotion, on s’adressa à lui pour la connaître. Il demanda très simplement qu’on ne lui fît point cet honneur que le gouvernement pouvait avoir peut-être intérêt à reporter sur un autre.

Robin avait accepté son siège sénatorial par devoir. Lui-même, \eis cette époque (1876), a indiqué nettement l’obligation pour chaque citoyen de ne point se dérober aux mandats dont il peut être investi. « Nul na le droit, écrivait-il, et dans le présent « moins que jamais, de se départir de toute préoccupation des

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