‹ Charles Robin, sa vie et son œuvreChapitre 6 sur 35 · XXX VI II · texte numérisé non relu

XXX VI II

partie du chorion s’étend parfois accidentellement aux villosités du placenta, où elle détermine diverses lésions.

Nous pouvons encore signaler dans cette énumération déjà si longue la première description donnée de la structure des parois de la vésicule ombilicale (1860); des recherches sur la corrélation existant entre le développement des libres musculaires de l’utérus et les culs-de-sac glandulaires de la mamelle (1850); l’étude de l’épithélium de ces derniers; des recherches (1852) sur la structure du pancréas comparée à celle des glandes salivaires (1852); la description d’une espèce particulière de glandes sudoripares chez l’homme, sécrétant le liquide alcalin odorant du creux de l’aisselle (1845 à 1851); enfin, toute une série de travaux sur la structure des artères et sur leur altération sénile, sur l’absence de vasa vasorum dans la tunique interne des veines et des artères, ainsi que dans la tunique musculo-élastique de ces dernières. 11 montre comment l’existence de la tunique interne établit (malgré l’endothélium qui la tapisse) une différence capitale dans la structure des parois vasculaires comparée à celle des membranes séreuses ; il insiste sur la richesse en fibres musculaire des artères ombilicales.

Avant Robin, tous les anatomistes décrivaient les artères et la veine ombilicale comme devenant après la naissance autant de cordons fibreux convergents vers l’ombilic. Robin montre (1860) qu’après la naissance il se produit une rétraction apparente (défaut de développement proportionnel) des conduits qui aboutissent à l'ombilic (artère, veines, ouraque),et telle que le bout des artères primitivement engagé dans l’ombilic et décrit comme y restant attaché, se voit plus tard sur les côtés de la vessie, vers son sommet, à une distance de l’ombilic qui varie suivant les âges de 5 à 14 centimètres. Aux tuniques adventives des artères et de la veine convergeant vers l’ombilic, succèdent alors autant dégroupés de ligaments filamenteux qui suivent d’une manière générale la même direction , mais qui sont bien plus riches en fibres élastiques que la tunique externe des artères et que celle des veines surtout. Ils prennent naissance à la surface des moignons artériels et veineux sous forme de filaments aplatis qui rampent sur ces moignons dans une longueur de 2 à 4 centimètres, puis les dépassent et vont à l’ombilic. Ceux qui correspondent aux artères manquent chez beaucoup de Mammifères, où les vaisseaux rétractés conservent toutefois leurs rapports avec le sommet de la vessie, auquel ils adhèrent ainsi qu’au ligament fibreux qui succède à l’ouraque.

Toutes ces importantes recherches d’anatomie normale n’occu-

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