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intérêt, que le petit volume des éléments anatomiques se trouve en rapport avec la nécessité des échanges et la pénétration rapide des matériaux d apport dans la substance organisée. C’est là certes une vue ingénieuse et qui semble tout à fait conforme aux lois connues de la dillusion. Il est certain, malgré le volume variable des éléments anatomiques, que jamais ce volume n’est tel qu’un point actif de la substance de l’élément, soit notablement éloigné de ce qui est milieu par rapport à cet élément. Quand celui-ci est appelé, comme 1 ovule des Sauropsides, à prendre un volume considérable et tout à lait extraordinaire (1), on remarque que la vie dans cet élément anatomique gigantesque est cantonnée en un point de la suilace, les parties prolondes n’étant en réalité que matière inerte.
I ai contre, Robin ne signale nulle part les différences qu’offrent cei taines classes d animaux, même voisines, dans le volume de leuis éléments anatomiques. De dimension relativement grande chez les Sélaciens et les Amphibiens, ils sont au contraire généralement très petits chez les Téléostéens. C’est là une de ces conditions anatomiques protondes, comme celle qui règle la ligure des hématies, dont toutes les théories évolutionnistes et les solutions élégantes données de la variation des formes animales, ne nous apportent point la clé.
Robin, en considérant comme élément anatomique les dernières parties homogènes individuellement isolables dans le corps des animaux, était conduit aux plus inextricables confusions. Une granulation de pigment enclavee dans le cytoplasme d’une cellule seia un élément anatomique, aussi bien que la substance continue d un cartilage ou d un os, abstraction faite des cellules qu elle renferme. On ne voit pas non plus, une fois engagé dans cette voie, pourquoi le noyau plongé dans le corps cellulaire ne sera pas considéré comme élément anatomique, et de même un grain d’amidon, surtout un nématocyste, ce dernier en particulier tellement complexe, que nos habitudes d’esprit lui appliquent aussi naturellement que faussement, la dénomination d’organe (2).
finalement, après plusieurs écarts, Robin semble s’être arrêté à à une division des éléments anatomiques en trois groupes, dont les deux premiers tout au moins ne répondent plus à la définition que donnait le traité Du Microscope. Ce sont : i° Les granulations éparses ;
Les matières amorphes plus ou moins liquides, telles que (1) Vitellus de l'Autruche, de l’Epiornis, etc.
(?) Voy. Pouchet, Sur l'œil des Péridiniens (Soc. de Biol. 8 mai 1886) et Les « produits » en Anatomie générale, dans Hommage à M. Chevreul à l'occasion de son centenaire, j). 68.
les plasmas et aussi les blastèmes dont nous aurons à parler plus tard ;
3° Enfin, les éléments anatomiques figurés, comprenant à la fois : a) Des éléments ayant la forme de cellules et de noyaux libres; b) Des éléments ayant la forme de fibres; c) Des éléments tubuleux; d) Des éléments formés de substance amorphe creusée de cavités contenant un liquide, des noyaux ou des cellules.
Des anatomistes à l’étranger — car en France aucun histologiste, en dehors des disciples de Robin, n’a jamais abordé ces questions ‘tTAnatomie générale — n’ont pas manqué de relever le rapprochement inattendu fait entre une cellule épithéliale, par exemple, qui est un individu jouissant d’une sorte de vie propre, très semblable à certains êtres unicellulaires, possédant comme eux de la faculté de se multiplier, et un os ou un cartilage articulaire, abstraction faite des cellules enfermées dans sa masse. En réalité, les parties organiques que Robin désigne sous le nom d’éléments, et spécialement d’éléments ligurés, forment deux catégories absolument distinctes. Seuls ceux qui méritent le nom de cellules ont une importance primordiale. Tout ce qui n’est point cellule plus ou moins modifiée, ou expansion de cellule, comme le cylindre-axe, ou résultat de l’union de plusieurs cellules, comme la gaine de Schwann, etc., est secondaire, n’a aucune existence propre, dépend des éléments cellulaires coexistants dans l’organisme. Sans doute on pourra continuer d’employer cette expression « élément anatomique » pour désigner toute partie intégrante de l’organisme susceptible d'être isolée par dissection ou dissociation : l’enveloppe de la notocorde, la capsule du cristallin, les tubes glandulaires, ou encore une lamelle osseuse nouvellement apparue dans le maxillaire inférieur de l’oiseau, avant qu’elle ait enveloppé aucun ostéoblaste, une jeune écaille de poisson dans les mêmes conditions, etc. ; mais cette partie élémentaire, c’est-à-dire ici simplement séparable, n’a rien de commun avec une cellule : ce n’est pas un être jouissant d’une vie véritablement individuelle dans le milieu organique. Cette lame osseuse, cette écaille nous paraissent, il est vrai, posséder un attribut très général des corps vivants, sa forme spécifique et définie; toutefois ici l’histogénèse nous montre que cette forme est essentiellement contingente, dépendant des cellules au contact desquelles la lame, l’écaille se sont développées. Il faut toujours se figurer une cellule comme un corps fini ayant un certain nombre de propriétés immanentes, mais jouissant en plus d’une sorte d’activité rayonnante. Les tissus cartilagineux, osseux, sont à ce point de vue d’excellents exemples. Envisageons une cel-