‹ Charles van LerbergheChapitre 4 sur 17 · L'AMOUR · texte numérisé non relu

L'AMOUR

Deux enfants Jouent avec T Amour.

Ùun est aveugle, l'autre sourd.

Celui qui le voit, en silence, Epie à ses lèvres Tappareuce D'un nom voluptueux et doux.

Il regarde ces lèvres où Ce nom divin tremble et s'éclaire, Voilé d'un éternel mystère.

Elles s'allongent avec langueur.

Est-ce un souffle sur une fleur ?

Ou ne serait-ce, ainsi qu'il semble, Que le son d'un baiser qui tremble Un son de soie et de velours ?....

Deux enfants jouent avec l'Amour.

Celui qui écoute dans l'ombre, Entend son nom magique et sombre ; Mais en cette âme d'obscurité, La splendeur pâle et la beauté De cet être inconnu qu'il nomme, N'est qu'un murmure doux et lointain, Gomme de roses et de satin....

C'est un bruit de mer qui déferle ; Un bruit d'eaux où tombe une perle.

C'est un son clair, ^puis un son sourd

Deux enfants jouent avec l'Amour.

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