‹ Charles Varlet de la Grange et son registreChapitre 33 sur 34 · PAR MONSIEUR, A SAINT-CLOUD · texte numérisé non relu

PAR MONSIEUR, A SAINT-CLOUD

Deux jours après que les Ambassadeurs furent de retour de leur voyage de Flandres, ils furent invités à une fête que Monsieur donnait dans sa maison de Saint-

4. B ne faut pas trop s'étonner de voir les ambassadeurs du roi de Siam proposer quelque agrément de plus pour la fin du Bourgeois gentilhomme, les trois mandarins étaient des gens d'esprit, très-fins, très-déliés et se tirant fort bien de la curiosité dont ils étaient l'objet. L'abbé de Dangeau, étant allé les voir, disait au premier ambassadeur que, pour pouvoir s'entretenir avec un homme de son mérite, il allait apprendre la langue siamoise. Quelque facile qu'elle soit, lui répondit l'ambassadeur, je. vous épargnerai la moitié de la peine ; j'essayerai moi-môme d'apprendre le français. Mais il en savait plus qu'il ne le laissait paraître et n'eut pas à chercher beaucoup pour saluer La Grange d'un « Je vous remercie, monsieur le marquis » . Remarquons seulement qu'il aurait dû dire monsieur le comte. Pour un Siamois, l'erreur n'était pas grave ; mais le Mercure est moins excusable d'en avoir pris sa part.

Cloud... On y représenta Bajazel, de M. Racine, Trésorier de France. Les Ambassadeurs eurent le même rang qu'ils avaient eu au bal, et toujours à la droite de Monseigneur le Dauphin. Ils comprirent si bien le nœud de la pièce, par les choses qu'on leur expliqua, qu'ils entrèrent dans la beauté du sujet dont ils parlèrent juste, aussi bien que du jeu des* acteurs, ce qui fut plusieurs fois rapporté à Monseigneur le Dauphin, à Madame la Dauphine, à Monsieur et à Madame pendant la Comédie. Cela leur fil donner beaucoup de louanges et admirer la justesse de leur goût et la pénétration de leur esprit. La Comédie étant finie à neuf heures et demie, on traversa l'Orangerie, etc.. » — Janvier 1687. 2 e partie, p. 162- 174-5.

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