V. Correspondance de Sainte-Beuve, t. I*''", p. 3oo
Le 20 juin 1853 iVlme Nathalie Vertel, dans une lettre à son fils Charles, fait allusion à « l'éloge poétique » dont sa jeunesse a été l'objet. Le 14 février 1867, elle écrit à Sainte-Beuve : « Par votre poésie ma jeunesse gracieuse a été honorée'. »
En somme, Sainte-Beuve a connu Nathalie Oudot dès son arrivée à Paris (1818), au moment où il vient suivre les cours au collège Charlemagne ; il ne cesse de fréquenter la famille de Nathalie et de rester en relations avec elle; il l'a chantée et a fait en vers son portrait dans sa jeunesse. Voilà les arguments extrinsèques.
Passons aux arguments que nous appelons intrinsèques et qui sont fournis par la poésie même de Sainte-Beuve. Ils sont décisifs si on considère qu'un certain nombre de traits du délicieux pastel de Sainte- Beuve sont caractéristiques et que, s'appliquant sans aucun doute à Nathalie, ils révèlent d'une manière évidente le nom