‹ Charles Vertel, Nathalie Oudot et Sainte-BeuveChapitre 35 sur 72 · LE LYCÉE CHARLEMAGNE · texte numérisé non relu

LE LYCÉE CHARLEMAGNE

M. Evrat, le professeur de Charles, échangeaient leurs appréciations contient de bien curieuses observations. Le professeur ne tarit pas d'éloges sur son élève. Les leçons sont toujours très bien sues ; malgré sa santé, Charles montre un courage dont on lui sait gré ; il tâche de vaincre (( cette timiditépremièrequiluinuisaitbeaucoup ».

Quant à la mère, elle réclame tantôt la sévérité du maître pour que celui-ci ne passe rien à son fils, tantôt son indulgence pour une absence de l'élève, soit parce que « Charles a fait les comptes de l'administration )) et qu'il (( a fallu sacrifier le lycée », soit parce que Charles « s'est livré à une occupation nécessaire aux intérêts » de sa mère, soit parce qu'il est indisposé.

Au mois de mars 1851, la santé de l'enfant devint si précaire qu'il dut quitter le lycée. L'année suivante, il était placé comme interne à l'institution Saint-Nicolas. Il fut dans ce nouveau milieu un élève si extraordinaire qu'en trois mois on le fit avancer de deux classes et que, le profes-

ÉDUCATION dp: CHARLES VERTEL 05

seur de la classe où on l'avait fait monter étant tombé malade, on reconnut que Charles Vertel avait une instruction suffisamment développée et une autorité assez grande sur ses camarades pour pouvoir suppléer son maître.

Pendant que son fils était ainsi pensionnaire à Saint-Nicolas et malgré les satisfactions qu'il donnait à ses maîtres, Mme Vertel, qui aimait beaucoup écrire, ne se lassait pas de lui rappeler les mérites qu'elle avait et de lui prodiguer les conseils les plus pressants de soumission et de docilité.

Une lettre du lundi 20 juin 1853 adressée, (( à l'élève Vertel, n° 159», est le modèle du genre de la correspondance que la mère entretenait avec son fils.

Charles, mon bon Charles, lui écrit-elle, je n'ai qu'un but que je souhaite atteindre, celui de t'entretenir dans les louables dispositions morales que je t'ai fait aimer depuis ton enfance en te donnant l'exemple de tout ce que je désirais obtenir de toi; et, dans ce tems (sic) dont le souvenir m'est cher, tu étais ma conso-

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