‹ Charles Vertel, Nathalie Oudot et Sainte-BeuveChapitre 36 sur 72 · ÉDUCATION DE CHARLES VERTEL · texte numérisé non relu

ÉDUCATION DE CHARLES VERTEL

lation, mon soutien puisque ta sagesse, ta bonne grâce à m'obéir t'avaient concilié tous les cœurs, toutes les approbations; aussi, j'avais espéré que ton adolescence aurait été pour moi une suite non interrompue de satisfactions, de bonheurs! Je voudrais que tu fusses parfaitement bien et tout à fait en dehors de la généralité. Tu sais que, depuis mon enfance, tous les raisonnements étaient acceptés par moi, que les conseils m'étaient précieux, que la conversation des vieillards m'intéressait et que, pour eux, j'avais les plus grandes déférences. Tout me paraissait facile quand il fallait obéir; et, c'était ainsi, que j'avais mérité les éloges poétiques que tu sais par cœur^, car je sais que tu m'aimes beaucoup. Mais tu sais aussi que je crois à l'amitié, au dévouement plutôt par les actions que par les paroles. Agir avec réflexion stimule sans cesse la pensée par le désir de s'observer. Se servir de ses yeux pour être bienveillant avec discernement, ne donner de sa personne dans les relations que ce qui doit se donner sans y mettre de chaleur ni d'entraînement, garder dans son cœur un culte d'affection pour sa famille, sa chère maman, sa

I. Mme Vertel fait certainement allusion ici à la pièce de vers a Toujours je la connus pensive et sérieuse », de Sainte-Beuve, dont il a été question supra p. 3o.

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