DISTRACTIONS DE CHARLES
préceptorat aux États-Unis d'Amérique.
Ainsi après avoir perdu son père, son mari et sa fille aînée (Glotilde) et avoir été accablée par les soucis de l'existence journalière, la pauvre femme se trouvait encore avec l'esprit obsédé d'une nouvelle inquiétude, celle de l'avenir de sa fille de vingt-deux ans, isolée dans un pays lointain. Comment, en de pareilles conjonctures, n'était-elle pas excusable de rappeler ses mérites à son fils afin de s'attacher au moins celui-là pour toujours ?
Auprès de cette mère à la fois très affectueuse, très autoritaire et très attristée, quelles pouvaient être les distractions de Charles Vertel ?
Des promenades? En vingt ans, il ne quitta Paris que deux fois. La première fois, — le 4 septembre 1851 exactement, — il alla passer une journée à Moret chez son oncle Oudot. Ce fut dans son existence, si on en croit les longues réflexions qu'il consigne sur ce voyage dans son cahier, un véritable événement. Le lendemain, d'ail-