V. Le Gaulois du i8 octobre
déjà! — « l'audace du parti clérical », et faire rejeter, en 1868, la pétition des catholiques tendant à obtenir la liberté de l'enseignement supérieur, (c Accorder cette liberté nouvelle au clergé, a dit Sainte- Beuve, serait lui accorder un privilège de plus : je l'estimerais dangereux et funeste. Je vote pour l'ordre du jour. » — cr Et contre la liberté », lui fît-on remarquer au milieu des rires \ Il ne faut pas oublier non plus quMl refusa de recevoir le vénérable M. Hamon, curé de Saint-Sulpice, venu pour l'administrer^ et qu'enfin dans son testament, copié sur celui de Daunou, comme l'a fait remarquer M. d'Haussonville ^ il demandait « à être porté directement de son domicile au cimetière Montparnasse, sans passer par l'église* ».
1. V.le discours de Sainte-Beuve au Sénat. Moniteur universel du 20 mai 1868.
2. Troubat, Souvenirs du dernier secrétaire de Sainte- Beuve, 2" édit., p 3i2.