‹ Charles VII chez ses grands vassaux (volume 2)Chapitre 13 sur 82 · ACTE 1, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE III

Car mon père , au Saïd , n'est point un chef vulgaire :

Il a dans son carquois quatre flèches de guerre ;

Et lorsqu'il tend son arc, et que vers quatre buts

Il les lance en signal à ses quatre tribus ,

Chacune à lui fournir cent cavaliers fidèles

Met le temps que met l'aigle à déployer ses ailes...

Retombant abattu.

Oh ! grâce , Mahomet!... C'est un rêve accablant,

Rêve du paradis , mais au réveil sanglant ;

Rêve dont je sortis dans une nuit.de larmes,

Un poignard dans le sein , captif d'un homme d'armes

Qui m'avait, endormi, rencontré par hasard...

Cet homme , c'est Raymond ; ce fer...

Ramassant le poignard rjue Raymond lui a jeté.

C'est ce poignard!

J'ai , quand je l'ai revu , senti comme un orage Gronder autour de moi mes dix ans d'esclavage... Ton poignard, ton poignard... oui , je l'aiguiserai Ainsi que tu le veux.... puis je te le rendrai.

BERENGÈRE.

Cependant on m'a dit que , grâce aux soins du Comte , \aqoub, votre blessure à se fermer fut prompte.

YAQOUB.

Oui , pour moi , je le sais, le Comte fut humain : Vers l'esclave mourant il étendit la main • Il versa sur ma lèvre , à cette heure suprême , Tout le reste de l'eau qu'il gardait pour lui-même... De l'eau, dans le désert si rare en ce moment, Que chaque goutte avait le prix d'un diamant !...

i HARLES \ Il

\ : ce qui pour lui (ail pencher la balance ; Voilà ce que mon cœur pèse dans h- silence , Quand, dans nus longues nuits | vient me tenter l'enfer ! m- pleurs, coup pour coup, fer pour fer

i ii ii qu'il vous a prisa votre i i \ ;• • :» ,

Pouvez-vous désigner sons le nom d'esclavage

tat? Le matin, dès que le jour a lui,

N. - . dus dune pas libre ?

i LQj

Oui ; niais excepté lui , Chacun en me parlant a l'injure à la bouche ; Je me heurte et déchire à tout ce que je touche. Si pour moi de l'esclave il adoucit la loi, S ii rame lui s'adoucit-il pour moi?..

Entre ces murs épais je suis mal à mon ai C t air <jui vous suffit à ma poitrin pèse; ni! s'u-. .i percer votre horizon étroit; >leil est pâle et votre jour e&i froid... Ohî le Simoun plutôt!., oui, dût sa mer de flamme

M ensevelir vivant SOUS BOB ardente laine!

bérengî

1 i- j'ai vu cependant quelques éclairs joyeux

A de tristes n gards succéder dans vos yeux,

Lorsque je vous parlais.

rAQOt B.

Oui : c'est l'effet étrange

Qu'à des regards mortels produit l'aspect d'un ange

t )!i ! quand vous me parlez, quand votre accent

\ a chercher chaque fibre endormie en mou cœur,

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