‹ Charles VII chez ses grands vassaux (volume 2)Chapitre 33 sur 82 · V.VIKII li · texte numérisé non relu

V.VIKII li

Maître, cela serait un espoir hasardeux,

Cai un seul homme est mort , et j'en haïssais deux.

\.l COMTB.

l.i quel est !<• second?., cai je ?eui le connaître,

Alin de prévenir

ni |;.

Le s. cond , c'est toi, maître, le comtj • Ali ! par mon saint patron ! de dii ans de bontés Voila quels souvenirs dans ton coeur sont restés! Ii.uis ta capth ité qui pouvait être amère , La I rance te tut-elle une mauvaise mère? Non : .m sort de ses lils (on sort devint pareil , Et nul œ prit ta part d'ombre ni de soleil.

YAOOt II.

I wte: quand d'Allah la puissant - féconde Jadis pour ses enfant s fait deui parts du monde ,

ACTK II, SCENE V. 51

Aux Arabes qu'il aime il dit en souriant : « Vous êtes mes aines , et voici l'Orient : Cette terre est à vous de Tanger à Golconde , Et vous l'appellerez le Paradis du monde. » Puis , d'un œil de courroux ensuite regardant Vos pères, il leur dit : « Vous aurez l'Occident. »

LE COMTE

Donc au sort de Raymond , si je sais bien t'entendre , Celui qui t'enleva ton pays peut s'attendre? —

YAQOUB, arec un sentiment profond.

Maître , tu te souviens que, tout couvert de sang, Sur le sable à tes pieds j étais couché gisant ; Je demandais de l'eau ; tu pouvais passer outre : Tu me donnas le peu qui restait dans ton outre... Le bien comme le mal m'est présent, et voilà Ce qui fait qu'à ton tour tu n'es pas gisant là.

LE COMTE

Et si je te disais : « Je romps ton esclavage ; J'eus tort de t'enlever , Yaqoub , à ton rivage ; De ce jour, vers le Nil tu peux tourner tes pas ; Voici de l'or, et pars... »

Je ne partirais pas.

LE COMTE

Qui te retient aux lieux que je t'entends maudire ?

YAQOUB.

Maître... C'est mon secret... Je ne puis te le dire... Donc, comme je ne dois ni rester ni partir; Que si je reste ou pars tu peux t'en repentir ,

S v II.

i, rends à l'instant L'arrêt que je mérite;

i \ îte.

Si je j>nis en formel , > * » i < ■ î mes d< rniers vœux.

t ai nsi qu veux .

lUB.

àcha [ue homme, Vllah dans sa puissance, Sui ; ne sou Riant au jour de ma naissance ,

Anima la matière, el dil dans sa bonté: Enfant . reçois l.i \ ie avec la liberté ! » iberté par i « » î me Fui bientôt ra> ie... \ i que maintenant tu me reprends la vie : M • i , mail : . rcil Dans ta naine à ton tout Tu fais autant pour moi qu'Allah dans son amour.

m COMTE.

Pour faire ti i dei niera adieux à la lumière , Quel temps veux-tu ?

N WMil B.

Le temps <lr fermer ma paupièi i Pourquoi, lorsque l<- corps <•! la tête sont prêts . I i I< billot attendraient-ils aprè .'

i i COMTE.

Pai Saint-Charles! plutôt qu'en cette insouciance, J aimerais mieui te \<>n mourir <-n t;r croyance.

1 i rance .'.. En ai-je une, et «pu peut m indiquer \ quel Dii u je dois croire alin de l'invoqui i .' I i m .1 - (ail i en ma i i celui <!»• ma raa . smi^ que dans mon esprit le uen ait pii^ sa place ;

\;;n; n, SCENE v. i>3

Qu'importe à ma raison Jésus ou Mahomet?

Nul ne tient le bonlieur que chacun d'eux promet ;

Et dans l'isolement ma jeunesse flétrie ,

Grâce à toi, n'a pas plus de Dieu que de patrie.

LE COMTE

Esclave, et si tu meurs en de tels sentimens , Qu'espèrcs-tu ?

YAQOUB.

De rendre un corps aux élémens , Masse commune où l'homme en expirant rapporte Tout ce qu'en le créant la nature en emporte. Si la terre, si l'eau , si l'air et si le feu Me formèrent aux mains du hasard ou de Dieu , Le vent, en dispersant ma poussière en sa course, Saura bien reporter chaque chose à sa source,

LE COMTE

A l'heure de la mort que demandes-tu ?

Rien ; Sinon que du bourreau la hache coupe bien.

LE COMTE , au Chapelain.

Messire, maintenant remplissez votre charge. Voici le livre saint : mes aïeux sur sa marge^ Chaque fois qu'ils rendaient un arrêt important , Ordonnaient qu'il y fût inscrit au même instant ; Car ils avaient le droit, et n'en firent pas faute, De rendre en leurs châteaux justice basse et haute. Nous voulons consigner le nôtre au même endroit, Et nous ferons comme eux , puisqu'avons même droit.

.'.4 ni \ni ES \ ii

Donc . 6a m

ii .i

« Ce iour, du mois d'août vingtième , « Etant ici présent 1<' roi Chai les septième , i otn Yaqoubben Isshan» sans crainte et Bans remord, Noos avons prononcé le jugement de mort ; Puis ■ l'exécuteur, dont le bras le réclame, r< Ayons livre1 !«■ corps : que Dieu pardonne à l'âme! » Donnes.*.

Il M.

Et maintenant qu'on l'emmène.

( .H \P. 1 1 > n II . ill itit 1 1> r..lr< I ■ place qv'ot i upaii le Coa*b

arrêtez!...

\u-dessous de l'arrêt , Chapelain , ajoutez

Qu'usant aussi d'un droit qu'en tout temps eut si race,

!.. roi Cli. ii l«s septième au condamné fait grâce.

l | cent d't tonnent en I

Rebelle, voudrais-tn me le contesta i .'

I l COMT] . l'iw lin ,nt

Non,

N ii. sire.

AGITES, te penchanl mit ion épaole.

Monseigneur, vous êtes grand et bon.

Maïs f nn . longi i bien...

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