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LE PRINCE LOUIS NAPOLÉON A LA CHAMBRE DES PAIRS

28 CHARLET

« amitié que la mort seule a contrariée. Pauvre Gérieault, excellent cœur d’honnête homme « et de grand artiste1 2 ! »

Les deux amis firent, en 1820, un voyage à Londres, et c’est de cette époque que datent les plus belles lithographies de Gérieault, entre autres cette suite si remarquable de ses grands chevaux, qui furent imprimées à un très petit nombre par l’éditeur anglais Hullmandell. Les premières études lithographiques de Gérieault dénotent une très évidente inexpérience. Mais bien vite, sur les conseils de Cliarlet, qui plusieurs fois lui apporta

même sa précieuse collaboration, il se rendit maître de son crayon et produisit de véritables chefsd’œuvre.

Si Gérieault lithographe a subi l'heureuse influence de Chariot, ce dernier, de son côté, fut vivement impressionné par le génie fougueux du peintre du Chasseur de la garde et du Radeau de la Méduse

Il est hors de doute que Cbarlet eût produit un plus grand nombre de toiles si toutes les heures de sa vie n’avaient pas été absorbées par l’incessante production de ses albums et par ses fonctions de professeur de dessin à l’École polytechnique, fonctions qu'il remplissait avec un zèle si intelligent. Il avait un réel tempérament de peintre ; mais, toujours pressé par le temps, et gâté aussi sans doute par l’habitude des procédés de la lithographie qui lui permettaient de formuler rapidement sa pensée, il peignait avec une précipitation trop nerveuse, sans assez de préparation et d’essais, et sans méditer suffisamment sur les exigences de l’effet et les problèmes de la couleur. La plupart de ses tableaux de chevalet sont d’un coloris lourd, opaque et heurté. Nous préférons ses grandes

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