‹ Charlotte Corday: A TragedyChapitre 50 sur 161 · ACTE m. SCÈNE IL 7I · texte numérisé non relu

ACTE m. SCÈNE IL 7I

— Et voilà mon chagrin ! Je vois, et j'en gémis, 1460

Combien la République a peu de vrais amis.

Et que des deux côtés on prétend la défendre,

Les uns pour l'opprimer, les autres pour la vendre.

République, ton sort me déchire le cœur !

Car je t'aime toujours, même dans ta rigueur, 1465

Et je ne puis songer, sans une peine amère,

Que tu meurs avec nous, République, ma mère!

LOUVET, qui est revenu vers Barbaroux pendant

les derniers mots.

Ah bah ! avant la mort ne prenons pas le deuil. \Se tournant vers Charlotte^ et lui montrant la

place publique^ Voyez donc ! — N'est-ce pas que c'est un beau coup d'œil?

Oh ! oui. C'est beau I

\A party aprh avoir fait quelques pas en avant.'\

Pourtant n'est-il pas déplorable 1470 Qu'il faille tant de gens contre un seul misérable, Qu'on manquera peut-être, ou de qui le trépas Sera payé trop cher du sang de nos soldats !

LOUVET, aux Girondins,

Nous sommes attendus, messieurs; il faut descendre. Allons ! — ^Viens, Barbaroux !

CHARLOTTE, bos à Barbaroux,

Un mot ! veuillez attendre. 1475 \Les Girondins^ le général Wimpfen et les bourgeois sortent à droite et à gauche^

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