‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 133 sur 174 · NOTICE SUR BRISSOT · texte numérisé non relu

NOTICE SUR BRISSOT

Brissot dès son enfance se montra passionné pour Irtiido; il passoit les nuits a lire et les ouvrages sérieux loccuperent dans cet âge ou la plupart des hommes ne rêvent que dissipations et que plaisirs. 11 fut toujours a la tête de ses compagnons d'étude dans les classes et des prix nombreux couronnèrent ses premiers travaux ' .

Au sortir du collège ses parens vouloient lui faire embrasser la carrière du Bareau et ils le placèrent suivant l'usage chez un procureur triste et pénible apprentissage de la profession d'avocat ^.

Rien ne repugnoit plus à son goût que ce métier, il le fit cependant il eût bientôt vaincu toutes les difficultés arraché toutes les Epines et en peu de temps il fut en état de conduire et conduisit en chef une étude.

11 n'en suivit pas moins le goût qu'il avoit pour la littérature il consacroit ses heures de loisir a méditer

* On lit en haut de la première feuille et en marge les lignes suivantes, adressées sans doute à Guadet ou à Salle :

« J'embrasse nos amis.

» Renvoie-moi cette Notice après en avoir fait usage, car je n'en ai » point de copie ou fait [sic] m'en faire une copie.

» Il est possible qu'il y ait quelques omissions, en tout cas elles » sont légères. »

1 « C'est l'amour de la gloire qui , dès l'âge de neuf ans, me faisait travailler la nuit dans mon lit, qui me faisait feuilleter les livres latins et dévorer les histoires. » [Mém. de Brissot, t. I, p. 2.)

- « Il ne me restait que le barreau , je le préférai. Pour y arriver, il fallait traverser le labyrinthe de la chirane, et je fus force de suivre l'usage. J'entrai chez le procureur le plus renommé de Chartres, M. Horeau. »

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