LETTRE DE PETION
annonçant quil ne peut se rendre à r Assemblée parce quil est retenu de force à la mairie.
Paris, le 10 aoust, l'an 4'^.
Messieurs les officiers municipaux présentement à la Commission de l'extraord" de l'Ass. n*'*.
Je me disposois, Messieurs et collègues, à me rendre auprès de vous à la Commission de l'extraordinaire; j'étois habillé, les chevaux étoient mis, j'allois descendre , lorsque deux officiers de garde sont venus me dire que j'étois consigné, que je ne sortirois pas; je suis donc dans l'impossibilité de vous joindre, et je m'en rapporte à votre zèle et à votre civisme pour dire à l'Assemblée nationale ce que l'intérêt de la chose publique exige.
Le m. de p.
24" cotte.
31* et dernière.
Correspondance avec le Directoire du départeme?it, rela^ tivement à la journée du 1 0 août, jours précédents et suivants. Vetion, ex-député , émigré.
Cotte 31' et dernière.
27 pièces.
Archives de VEmpire.
Petion, tu es un scélérat. C'est toi qui as détruit la Constitution ! tu seras pendu et tous tes satellites.
Valenciennes , 26 janvier i793.
Signé : Delaunois.
Nous espérons tous que le prince roïal prendra la place de son père, que la Constitution lui défère.
Delaunois.
Tu es encor l'aulteur des massacres du 2 septembre et de ceux du 1 0 aoust.
Lettre collective des citoyens de Châlons aux citoyens de la Convention nationale.
25 janvier.
Tremblez, citoyens, le courroux de Dieu et des hommes va faire éclater sa vengeance et punir votre orgueil, ainsi que celui d'Orléans, qui ne cherche qu'à monter sur le trône pour vous opprimer. Vous reconnoîtrez votre erreur.
Ce l*"" juin 1793, l'an I»' du règne de Louis XVII. Scélérat,
Tu as tué ton Roi. La vengeance divine va éclater sur ta tête. Tu iras bientôt trouver Pelletier-, tu seras égorgé par ce même peuple que tu as accoutumé au crime.
Tu es un scélérat, un régicide; tu monteras sur un échafaud pour expier tes crimes.
Ta Convention n'est composé que de brigands, de lâches et d'assassins comme toi.
Tu as voulu la republique pour faire dethroner Louis XVI, lâche; tu voulois monter sur son thrône; maintenant jette les yeux sur d'Orléans, prends garde d'avoir le même sort.
Ah! scélérat, fais pénitence dans ce monde de tes crimes, pour n'en point être puni dans l'autre; tu as tué ton Roi, tu as fait mourir les bons citoyens de Paris ;
mais...
Honorables victimes , Vous n'êtes pas flétris par ce honteux trépas ; Mânes trop généreux , vous n'en rougissez pas. Vos noms toujours fameux vivront dans la mémoire, Et qui meurt pour son Roi meurt toujours avec gloire.
Je suis, avec un grand respect et une grande obéissance pour mon Roi, son très-humble sujet. Sur l'enveloppe t
Au citoyen Petion, député à la Convention nationale,
à Paris.
Bordeaux.