VIVE LE ROI LOUIS XV II
MALHEUR AUX REGICIDEs!
Lettre de la veuve Petion au Comité de Salut public.
Citoyens , Vous êtes de véritables patriotes; ainsi, une voeuve infortunée, un malheureux et jeune orphelin reclament avec confiance votre appui, votre justice, pour leur aider à briser les fers de leur longue captivité. Jeté il y a un an dans la plus affreuse prison, avec mon fils, âgé de dix ans, nayant lun et lautre dautre crime a nous reprocher qu'un nom proscrit, jaurois atlandu avec plus de courage que la Justice , qui est toujours le partage des vrais republiquains, vint métré fin a des malheurs que je n'ai pas mérité; mais mon fils, dont la santé et leducation solicitoient les plus tendres soins de sa malheureuse mère : mon fils ma fait passer une année entière d'un supplice long et cruel. Citoyen, jen appelle au cœur de tous les pères et a ceux de leurs compagnes pour vous fair une idée de mes souffrances dans un si long tourment. Vous pouves le faire cesser en prenant auprès du Comité, sous votre protection, l'innocence et la foiblesse, en reclamant une pauvre voeuve qui n'auroit jamais été connue sans le nom qui seul est tout son crime, qui n'a aucun reproche a se fair vis a vis de cest concitoyens; qui jamais ne sest mêlé dans les affaires de celui qui a perdue votre confiance; elle vous marquera sa reconnoissance en mettant tout ses soins à fair de son fils un bon republiquain, un homme utille a ses compatriottes. Vous venes d'aider a abattre des tirans dont j'allois être comme tant d'autres la victime; j'espère a présent sur l'équité et lumanité de mes fraire et concitoyens.
Veuve Petion.
Je vous prie de m'envoyer une copie du procès verbal de mon arrestation, afin que je puisse, de mon côté, sollicité la justice du Comité.
De Pélagie, ce 26 thermidor, l'an deux de la Republique fracoise.
Du 19 frimaire, l'an I1I<'.
Arrêté du Comité de sûreté générale qui décide que la citoyenne veuve Petion et son fils, détenu rue Notre Dame Deschamps, maison Desnos, seront à l'instant mis en liberté et leurs scellés levés.
Signé : Mathieu, Reverchon, Bourdon, MoNTMAYOu, p. Barras, Comorel.
Lettre de Petion père.
A Chartres, le 3 thermidor de l'an III. Citoyen ,
Ayant apris par les papiers publics que les lettres écrites par les infortunés Buzot, Barbaroux et Petion avoient été déposées dans la Bibliothèque nationale, je vous prie de vouloir bien me faire passer une copie de celle du dernier des trois. J'espère que vous ne refuseres pas ce Service a un père qui rassemble autant que possible tout ce qui est d'un fils qui lui etoit bien cher.
Salut et fraternité ,
Petion père, homme de loi.
Une note des Représentants, signée Gaultier, constate l'octroi de cette demande.
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