‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 15 sur 174 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

Le Comité; le peuple; gardes.

(Les membres du Comité se placent sur l'estrade et s'asseyent.) DANTON, debout.

Citoyens , cette Enceinte, Du sceau sacré des Loix porte l'auguste empreinte; Devant leè intérêts qui s'ouvrent sous vos yeux , Baissez sans murmurer un front respectueux : De vos representans la force est votre ouvrage; Aux Loix que vous dictez, rendez vous-même hommage.

(Aux gardes.)

Gardes, éloignez- vous; l'appareil des tirans Est fait pour gouverner des esclaves tremblans : Que du milieu de nous ces signes disparoissent; Devant le souverain que les faisceaux s'abbaissent.

(Les gardes sortent.) ROBESPIERRE.

(Il se lève et s'avance dans le milieu du théâtre.)

Peuple, s'il nous fut doux, dans quelque circonstance.

D'appeler sur ces lieux tes soins, ta surveillance.

De te voir de ta force entourer tes amis ;

Sans doute, c'est le jour où des coups ennemis

Nous forcent à venger, pleins de ton propre zèle.

Un collègue si cher et ton ami fidèle.

Marat n'est plus! Marat, de tout grand criminel

L'observateur public et l'ennemi mortel !

De ce coup si fatal notre ame est accablée; "

La liberté gémit, la France est ébranlée.

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