‹ Charlotte de Corday et les Girondins (volume 2)Chapitre 46 sur 174 · UN SECOND GARDE NATIONAL · texte numérisé non relu

UN SECOND GARDE NATIONAL

Faisons mieux : à cet acte appelions tout Paris.

Qu'importent nos débats et les divers partis?

Contre ces fiers tirans , si vains de leur fortune ,

Il suffit aujourd'hui de la haine commune.

Soyons prêts, avant tout; que nos coups soient certains;

Donnons nous seulement des chefs républicains.

Le peuple entier debout, partageant notre gloire.

Verra si nous saurons user de la victoire ;

Que cela nous suffise. Ainsi, qu'à notre tour

Un tocsin gênerai commence avec le jour;

Que l'airain gronde et tonne, et qu'à nos cris d'allarmes

Chacun, dans son quartier, courre et prenne les armes;

Qu'à ce signal, partout les postes soient forcés;

Tout le peuple est pour nous, s'il les voit enfoncés;

Qu'importe que du bruit il ignore la cause.

Pourvu qu'après nos coups sa présence en impose?

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