I. Pourquoi les méprisais-tu
R. Parce que je connaissais le premier pour un huissier fripon, et le second pour un homme sans mœurs.
nées du 31 mai et 2 juin. » (Prudhomme, Dictionnaire des condamnés, t. I, p. 442.)
9 tliermidor. C'est lui-même qui le dit dans une lettre du 22 i)rairial an III, publiée par Peltier. (V. son journal intitulé : Paris en 1795.)
«■ Je n'ai pas quitté Bayeux d'une heure depuis le 22 juillet 1793, dit-il, et j'ai demeuré chez le citoyen et excellent patriote Anfrye, [malgré] les dangers que cet ami , sa sœur et ses vertueux domestiques ont eu le courage de braver pour moi. »
Louvet explique ainsi cette méprise : i< En montant sur le vaisseau , nous y avions trouvé Valady et un de ses amis, non député, celui-là môme qui, ayant les cheveux blonds et la taille haute , donna lieu aux Maratistes de la Gironde... de répandre le bruit que Winipffen étoit avec nous. Certes, il n'y étoit pas et il n'y pouvoit pas être. » (Récit de mes périls, p. 112.)
I. Connaissais-lii de leur part quelque friponnerie ou immoralité?
R. Quant à Saint-Blancard , il passait publiquement, dans le ressort de la sénéchaussée de Libourne, pour un huissier sans délicatesse, et quant à l'autre, pour un homme dépravé.
I. As-tu jamais entendu parler des intrigues qui ont eu lieu dans Bordeaux depuis l'arrivée des représentants du peuple ?
R. Non, et s'il y en a eu, je sais que cela ne pouvait être autrement, Isabeau étant un scélérat et Tallien un intrigant dans mon opinion.