Scène VIII. — Charlotte seule dans le jardin
Elle s*avoue à elle-même Timpression profonde que llarl>aroux a faite sur son cœur.
ScKNK IX. — Barbaroux parait. — Grande rinotion de Charlotte. — lîarbaroux lui remet la lettre qu'il lui avait pn>mi<e pour Dnperret. — La conversation sVMi(;a(je. VMc ne tarde |ms à devenir fort significative. Harbaroux ne peut cacher plus lon(jtemps ses sentiments pour Charlotte. Elle est tout à -lui. ille remplace ce qu'il a perdu, elle réalise le rêve qu'il avait fait de l.i liberté, elle en est l'image rayonnante comme une étoile dont la douce lumière éclaire la proforuleur de la iniit — Ne rêvais-tu, lui dit Charlotte, (jue «le la libcrt»*? Kli bien! encore un combat., encore une tempête, le jou(j des Maratistos sera brisé, et !«• printemps de la lilM'rté reparaîtra avec l'é-clat de la victoire, avec l'auréole de la paix!
Mais lîarbaroux ne parta^je pas cette esp<ran<«' , il c^i profondément découragé... Un jM'uple <|ui nie Dieu et qui déiHe Marat ne s'élèvera jamais jusqu'à la lil>«'rtê. — Charlotte cherche eu \aiii à lui faire entrevoir un hori/.on moins nombre, à le relever de son désespoir, — liarbaroux persiste, il fait le tableau de sa niisi're : sa maison fermée, son jardin désert, sa femme errante", son enfuit en deuil sur les bnis, l'accusant d'avoir d«'truit son bonheur, et lui, plein de repentir et de douleur, banni, poursuivi, voué à la hache du bout I «Mil. I.e ««eur se briserait! <|iie devenir, que faire?
Se venger! — c'est la folle Mellier qui |M)u«i.se ci» cri. — Chant bi/.arre de cette femme. — Elle mêle «les allusions .^ux amours d«- Itarbaroux et «le Charlotl»' ave«- Ie< >ouvenir* «pie lui a laisst's la moi t de son mari, (|ui a péri sur l'érlulaud rév«)lutionnaire. — On enten«l A* Afarst'illais". Enten«le/-vou4 encore ce chant de vengeance? s'écrie la folle. Oui, vengeance! répète Barbaroux, et l'acte finit sur ce mot.
cccxcviii BIBLIOGRAPHIE DRAMATIQUE .