Scène VII. — Arrestation de Duperret
Scène VIII. — Charlotte revient sur la scène. — Monologue. — Charlotte s'interroge à haute voix : J'ai échappé, dit-elle, à l'œil de l'amour et à celui de la haine. Le Ciel veille visiblement sur ma tête... qu'il en soit donc ainsi... Ma volonté est inflexible comme le sort. — Rien ne peut me retenir... rien ne peut le soustraire à mes coups. — Quand un chérubin veillerait sur le seuil de sa porte, il faut qu'il tombe; — que Marat, le nouveau Moloch, périsse!
Puis les doutes reviennent. — Charlotte se demande si ce n'est pas l'orgueil et l'amour de la gloire qui la pousseraient... Est-ce la haine de Marat? Non! Il ne lui a jamais rien fait. — Est-ce un assassinat qu'elle va commettre? Non ! — C'est un jugement qu'elle exécute sur Un coupable qui a mérité dix fois la mort.
La fin de ce monologue doit être prononcée sur un ton élevé, dit une note, comme si la voix de Charlotte était l'organe du juge suprême! Qu'importe, dit-elle en terminant, que le monde me condamne, si le ciel m'inspire et m'absout!