Scène I". — L'appartement de Uobespierrr
Robespierre, Danton et Camille Desmoiilins sont assis à une table.
Danton s'«''tonne dn roiira|;e (|iie Charlotte a montré devant le Tribunal. — Suivant lui, elle a été (jrande, sublime, — Robespierre demande pourquoi il ne Ta pas défendue? — CliauvL'au-La(;arde, répond-Danton, s'est bien acquitte de cette tâche. — Oui, dit Robespierre, et de manière à être mis en accusation, ainsi que Montaué, le pn'sidcut du Tribun.il révolutionnaire. — Danton trouve qu'il a été versé assez île san|;; il ne voudrait pas qu'on en n'pandit pour Marat. — Alors s'agite la question du sort «les Girondins. — Camille et Danton sont pour la clémence, — Robespierre |>our une inllexible ri(;u<Mir. — Tous, ils \eulent voir passer Charlotte au moment ou elle sera coiuhiite à réchafaud, et ils se (piittent en se donnant rciidiz-xous dans «•«• but.
SCKM II.
LA DKMEUHK DE H OU F. Il T.
TMH\M> H IIUIIKUT.
Durand est étendu *.ur ini lit, et refu-*' de prendre de la nourriture; — il ne veut pas survivre à Charlotte.
Robert relève son courage, et lui confie h* plan d'un projet d'évasion pour (Uiarlotte. — (x)mme prêtre, il se prés<Mitera à la Conciergerie sous le prétexte d'assister la coiulamniV ù se* derniers moments. — Durand l'accompn/;uera et |iorter:i \cy objets n«''ce>saires pour la céréuionie de la confi'ssion. — Robert fera espérer au Comit»'- ré\(tIulionii.iire que (Charlotte lui avouera le nom de celui qui lui a consiillé le meurtre. — Il acquerra ainsi une confiance entière, et il pourra faire évader Charlotte sous des habits «rhounne. — Durand accepte reltr pro|>o.sili()ii avec trans|>orI et reconnaissance.
S«;i.NK 111. — Charlotle dans son c.icluit.
Sur le seuil de la mort, elle .•>! «aime. — Pleine du s«'nli-
cccciv BIBLIOGRAPHIE DRAMATIQUE -
ment de son triomphe, demandant à la mort où est son effroi, à l'enfer où est sa victoire?
Scène IV. — Chauveau-Lagarde vient visiter Charlotte Corday dans sa prison.
Elle le remercie des généreux efforts qu'il a tentés pour elle. — Il lui annonce que le Tribunal va lui envoyer deux prêtres. — Elle déclare n'en vouloir aucun, et demande pour toute grâce à Chauveau-Lagarde de se charger de deux lettres : l'une pour son père, et l'autre pour Barbaroux.