‹ Charlotte de CordayChapitre 87 sur 89 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

et le septième est inachevé. On lit ces mots en tête de la lettre : Aux prisons de I'Abbaye, dans la ci-devant chambre DE BrISSOT , LE SECOND JOUR DE LA PRÉPARATION DE

LA Paix.

Ces dernières expressions sont tout à la fois une date et un symbole choisi par Charlotte de Gorday pour désigner indirectement la mort de Marat, et montrer qu'elle n'avait frappé dans l'Ami du Peuple que l'ennemi de la Paix publique. L'intention de présenter la mort de Marat comme la préparation de la Paix , se retrouve traduite et développée plus bas, dans les lignes qui suivent le récit de l'événement : rt Puisse la Paix s'établir aussi promptement que je la désire ! Voilà un grand préliminaire! sans cela nous ne l'aurions jamais eue... » Et ailleurs : « Il faut du moins fonder la Paix, le gouvernement viendra quand il pourra. « (Lettre à Barbaroux, p. 5, verso.)

Ce sont les mots inscrits en tète de l'Adresse aux Français (f amis des Lois et de la Paix; » et c'est encore par un appel aux vrays amis de la Paix que se termine la dernière lettre de Charlotte. Sa préoccupation constante est de faire apparaître l'acte sanglant qu'elle s'est imposé sous l'aspect de la Paix rendue à la patrie , de la Pacification de la France ! C'est là pour elle une devise, presque un mot d'ordre (1).

(1) Tel était celui de l'Assemblée de Résistance, nettement indiqué dans ses proclamations. « La force départementale qui s'achemine vers Paris ne va pas chercher des ennemis pour les combattre ; elle va fraterniser avec }es Parisiens, elle va raffermir la statue chancelante de la Liberté ! » L'armée fédéraliste espérait qu'arrivée sous les murs de Paris, elle serait accueillie par la population honnête, et que tout se terminerait comme au 29 mai entre le bataillon de la Butte-des-Moulins et le faubourg Saint-Antoine. Il est probable qu'en se préparant à la guerre , les chefs du mouvement départe-

Xl\ —

La date n'est pas exprimée par des chitYres ou par des nombres en toutes lettres, mais elle contient une indication qui en est l'équivalent.

La mort de Marat avait eu lieu dans la soirée du samedi 13 juillet; la lettre datée du second jour de la préparation de la Paix, ce qui n'est autre chose que la mort de Marat, est donc du lundi 15 juillet, vers le soir.

Ce même jour, et aussi vers le soir (1), Charlotte adressait au comité de sûreté générale une demande que nous avons insérée dans le premier dossier, p. 64 , n" 26, et qui commence en ces termes :

<( Puisque j'ai encore quelques instants à vivre, pourraisje espérer , citoyens , que vous me permettrez de me faire peindre, etc.. »

Comment Charlotte de Corday pouvait-elle savoir qu'elle avait encore quelques instants à vivre? Comment pouvaitelle s'énoncer à cet égard avec une sorte de certitude, en face du comité de sûreté générale ? A quelle circonstance sousentendue faisait-elle allusion par cette phrase qui commence sa lettre, et semble se référer à un fait connu du comité lui-

raental et les députés réfugiés se défendaient de la pensée d'être les auteur? de la guerre. Ils ne voulaient que résister à l'oppression ; ils prenaient pour devise de leurs bannières : Les Lois ou lamortl Us étaient donc amenés à professer une sorte de culte pour lapaLv. C'est à cette espèce de dogme politique que pouvait faire allusion Charlotte de Corday par cette répétition si remarquable de la même idée, et Bougon-Longrais, qu'elle désigne spécialement comme « un homme sensible et aimant la paix », devait être un de ces vrays amis de la paix auxquels elle fait appel dans son adresse aux Français et sa lettre à Barbaroux.

(1) C'est Charlotte elle-même qui le dit dans sa lettre du mardi : « J'a\ais eu une idée hier soir de faire hommage de mon portrait au département du Calvados, mais le Comité de salut public, auquel je l'avais demandé, ne ma pas répondu. »

même? C'est dans les actes de la procédure que ces questions trouvent leurs réponses.

Au moment où Charlotte de Corday fut jugée , le tribunal révolutionnaire procédait non-seulement avec régularité, mais même avec une certaine lenteur ; les accusés ne comparaissaient pas directement à l'audience : ils étaient interrogés, il y avait une instruction préliminaire, un jugement de renvoi et de prise de corps était rendu contre eux; ils n'étaient transférés de la maison d'arrêt dans la maison de justice qu'après la notification de ce jugement. On leur notifiait, en outre, la liste des jurés, celle des témoins ; ils étaient donc avertis du jour du jugement par les actes que nous venons d'indiquer , par le fait de leur translation à la Conciergerie du Palais, et enfin par la citation à comparaître qui leur était donnée la veille, au plus tard , par les huissiers du tribunal (1).

Or, le lundi soir, Charlotte de Corday était encore à l'Abbaye.

L'acte d'accusation, le jugement de prise de corps, les notifications, n'avaient pas eu lieu, comme on peut s'en con-

(1) La citation directe devant le Tribunal Révolutionnaire ne fut introduite que par la loi du 22 prairial an II : « L'accusé sera interrogé à l'audience et en public. La formalité de l'interrogatoire secret qui précède est supprimée comme superflue. » (Art. 12.) Ce que nous avons dit de la lenteur relative du Tribunal Révolutionnaire, pendant les premiers mois de son existence, est établi par le dépouillement d'un grand nombre de dossiers que M. Campardon a bien voulu faire pour nous. La notification de l'acte d'accusation précède constamment la comparution à l'audience de plusieurs jours, et celle des jurés et des témoins est toujours donnée au moins 24 heures à ■'avance. Plus tard , les citations furent remises la veille de l'audience à une heure assez avancJe : c'est ce qu'on appela, dans le langage des prisons, lejounml du soir.

vaincre en examinant la date de ces différents actes, qui sont tous du mardi 16. — (F. deuxième dossier, p. 70 , pièces n"^ 2 à 13.)

Dès lors, le lundi 15, la nuit étant arrivée, et ces formalités préalables ne pouvant plus être remplies, il était certain que l'accusée ne serait pas jugée le lendemain. Sans doute elle ne pouvait pas faire elle-même un tel calcul, mais elle était environnée, dans la prison, de personnes qui pouvaient le faire pour elle : huissiers venant pour leur service, défenseurs officieux, visiteurs, concierges. On sait qu'elle se louait de ceux-ci, déclarant qu'ils avaient été pour elle les meilleures gens possible.

Elle était d'ailleurs en contact avec les membres du Comité de surveillance. Le Comité, malgré le décret de renvoi de l'accusée devant le tribunal, était resté saisi de l'affaire ; il avait gardé le dossier, il poursuivait une information active, qui lui avait fait découvrir cette voyageuse dont parle Charlotte (1), les voyageurs avec lesquels elle était venue de Caen, des témoins compromettants pour Fauchet.

L'accusée elle-même avait été interrogée par les membres du Comité, et ils avaient pu lui faire savoir que probablement elle ne serait pas jugée le lendemain. (Voir sa déclaration à l'audience : « le Comité de salut public m'a promis, » infra, p. xxxii.)

Cette probabilité étant devenue une certitude , le lundi soir on remarque que son attitude se modifie. Jusque-là

(1) C'est par la voyageuse qui élait avec moi qu'ils ont su que j'avais parlé à Duperret (page l verso, ligne 6). Les éditeurs précédents avaient tous lu et imprimé Les voyageurs, ce qui est incompatible avec le mot était qui suit. Nous verrons cette voyageuse citée comme témoin aux débat?.

elle était restée immobile, s'attendant à être jugée sans forme de procès, et à comparaître d'un instant à l'autre devant le tribunal. Aussi, n'avait-elle rien entrepris qui pût comporter une certaine durée. Elle passait son temps, dit-elle, à écrire des chants patriotiques et à donner aux Parisiens le dernier couplet de l'Hymne aux Hommes du Nord de Girey Dupré (I). Mais la perspective d'un sursis se présente. Ce n'est pas assurément l'espoir de la vie , c'est seulement l'ajournement de la mort immédiate, attendue jusqu'alors. L'accusée peut compter sur une journée entière : aussitôt,

(1) Cet hymne, ayant d'abord paru sans nom d'auteur, fut attribué à Valady , mais il est de Girey Dupé. (V. Vaultier, Souvenirs du Fédéralisme, p. 70 et 71. — Et la note de M. Mancel, p. 273.) Voici les deux derniers couplets de ce chant, qu'on appela alors la Marseillaise des Normands.

Saintes lois, liberté, patrie.

Guidez nos bataillons vengeurs ; Nous marchons contre l'anarchie, Certains de revenir vainqueurs.

De Septembre tristes victimes, Vos bourreaux vont être punis, France, tes lâches ennemis Vont enfin expier leurs crimes.

Aux armes. Citoyens ! etc.

Pour la ville de Caen.

Cité républicaine et fière,

Caen, sois la Marseille du Nord,

Porte toujours sur ta bannière :

Le règne des lois ou la mort !

Dans ton enceinte hospitalière

Tu leçus nos représentants.

Ah ! qu'aux Français reconnaissants

Ta i^loire à jamais sera chère !

Aux armes, Citoyens; terrassez les brigands ! La loi, c'est le seul cri [bis;, c'est le vœu des Normands.

elle va mettre le temps à profit : elle demande pour le lendemain un peintre en miniature.

Elle prévoit qu'elle aura encore à subir pendant plusieurs nuits la présence des gendarmes, et elle insiste pour qu'on la laisse dormir seule.

Enfin, elle songe à ses amis , à la promesse qu'elle a faite de rendre compte de son voyage, et elle se met à l'œuvre avec la liberté d'esprit d'une personne qui ne craint pas d'être interrompue, et qui commence un long récit : « Vous avez désiré le détail de mon voyage, je ne vous ferai pas grâce de la moindre anecdote. . . »

Alors sa plume court sur le papier, et elle se livre à ce qu'elle appelle elle-même la légèreté de son caractère , et ce que nous appellerons , nous, un penchant visible à l'ironie. Lorsqu'elle écrivait à son père , sur les députés réfugiés à Caen, elle traçait leurs portraits, et malgré la gravité de la situation et du dessein qu'elle avait déjà conçu, elle se permettait sur leurs personnes des plaisanteries dont elle s'accuse fpage 5 , ligne 2, de sa première lettre). Ici elle va être la même : à mesure qu'un nom ou qu'un souvenir se présente à son imagination, il provoque une mordante épigramme.

Elle raille d'abord les Montagnards de la diligence , dont les propos sont aussi sots que les personnes désagréables , et elle immole particulièrement celui qui lui offre à première vue sa fortune et sa main. La tournure railleuse de son esprit se peint bien dans cette scène qu'elle rapporte : « Nous jouons parfaitement la comédie ; il est malheureux avec autant de talent de n'avoir point de spectateurs; je vais chercher nos compagnons de voyage, pour qu'ils prennent leur part du divertissement....» Puis elle arrive à l'exécution de son projet; mais l'idée de Marat se présente, et en

passant, elle lance un Irait mordant aux Mânes de ce grand Hormne ! trait aussitôt relevé par un mouvement où respire un sentiment si national. « Pardon, humains ! ce mot déshonore

votre espèce grâce au ciel il n'était pas Français (1) ! »>

De Marat, Charlotte passe à Chabot , qui a l'air d'un fou , et à Legendre, dont elle châtie la suffisance. Camille Desmoulins , si bon juge en fait d'esprit et de style , a relevé ce passage de la lettre à Barbaroux , comme un modèle de fine plaisanterie.

« Au fond, dit-il dans un de ses pamphlets, en parlant de Legendre, c'est un excellent patriote, qui ne manque pas de bonhomie et qui n'a que le défaut de se croire, après dîner, le plus grand personnage de la république.... 11 paraît par la lettre de Charlotte Corday, qu'au premier abord elle avait deviné cette maladie de notre homme.

« J'étais présent chez ce pauvre Marat, lorsque Legendre lui demanda : « N'est-ce pas vous qui êtes venue chez moi ce matin, et qui vous êtes dite « religieuse ? Sûrement vous vouliez me tuer. » Ni la gravité de la situation, ni le trouble du meurtre qu'elle venait de commettre , ne lui déroba dans cette question le côté comique que Molière n'aurait pas mieux observé. Elle saisit finement au fond de l'interrogation l'étonnement de l'amour-propre de Legendre, de ce qu'une femme qui venait de tuer le premier homme de la Montagne ne lui eût pas donné la priorité; et dans sa lettre à Barbaroux, en parlant de cette question de Legendre , elle se moque de ses prétentions au martyre. » (V. Paul Delasalle, Ch. Corday, p. 297). Camille Desmoulins rappelait ici ces mots de la lettre de Charlotte : « Legendre voulait m'avoir vue le matin, moi qui n'ai jamais songé à cet homme. Je ne lui crois pas d'assez grands moyens pour être le tyran de son pays, et je ne prétendais pas punir tant de monde. » (Page S»", ligne 4'".)

Les dernières paroles attribuées à Marat ramènent une

(1) 11 est assez difficile, a dit M. Bovet dans son intéressante notice sur Marat Quérard, 2'= année, p. 163, d'assigner une patrie à Marat; né à Boudry, canton de Neufchatel, au moment où la Prusse en avait la suzeraineté , il est parfois appelé l Araignée prussienne dans les pamphlets du temps.

nouvelle raillerie à son adresse : «( Il me dit, pour me consoler, que dans peu de jours il vous ferait tous guillotiner à

Paris Si le Département met sa figure vis-à-vis celle de

Saint-Fargeau , il pourra faire graver ses paroles en lettres d'or. » — Il faut se rappeler qu'on avait attribué à Lepelletier mourant les paroles suivantes : « Je suis satisfait de verser mon sang pour la patrie, j'espère qu'il servira à consolider la liberté et l'égalité , et à faire reconnaître ses ennemis. » Ces mots avaient été gravés sur la tombe de Lepelletier, en vertu d'un décret de la Convention, et reproduits sur les bustes, portraits, médailles, qui lui furent consacrés. C'est à cette circonstance que faisait allusion Charlotte de Corday : on sait que sa prévision était juste , et queMarat devint le pendant obligé de la victime de Paris.

Là s'arrête la première partie de la lettre de l'Abbaye, commencée le lundi soir, et tracée à la lueur d'un flambeau , si l'on s'en rapporte aux traces de cire encore remarquables sur le papier. La teinte de l'écriture change complètement, et nous dirions celle du style, à compter de ces mots : a je ne vous ferai aucun détail de ce grand événement » (feuillet troisième , m fme). Charlotte paraît avoir renvoyé au lendemain les détails du fait en lui-même, qu'elle n'avait pas abordés dans la première partie de son récit. La seconde partie aurait été écrite le mardi matin, comme l'indiquent ces mots de la cinquième page : « Je jouis délicieusement de la paix depuis deux jours )> (le dimanche et le lundi). Ces pages n'ont déjà plus l'enjouement des précédentes; elles sont d'un style simple, rapide, et touchent successivement à divers sujets sérieux.

La revue des volontaires le 7 juillet, le mot dePetion, l'émulation patriotique qui b'empare de Charlotte à la vue

de tant de braves gens ligués contre un seul homme qu'ils vont manquer et qu'elle veut sacrifier avant eux sur . la cime de la Montagne ; son projet de mourir d'abord incognito, et le bonheur qu'elle éprouve d'avoir fondé la Paix : tout cela est dit sans recherche, dans le style d'un compte rendu tracé au courant de la plume , et rehaussé de quelques idées élevées ou gracieuses , mais généralement graves.

Charlotte place ensuite^ son père sous la sauvegarde de Barbaroux et de ses collègues. Elle ajoute un mot de souvevenir pour ses chers amis aristocrates , et pour elle-même une allusion classique au repos dont elle compte jouir dans les Champs-Elysées auprès de Brutus (1).

Elle va finir — lorsqu'un hasard fait jaillir de l'esprit

(1) Ce souvenir de l'antiquité a valu à Charlotte de Corday le reproche d'avoir montré une préoccupation de gloire toute païenne (Louis Blanc); d'avoir songé aux Champs-Elysées et non à Dieu (Paul Delasalle). Ce n'est pas ici le lieu de discuter le caractère même de Charlotte de Corday : nous le ferons ailleurs. Nous ne pouvons toutefois nous empêcher de dire que selon nous il y a là tout simplement une citation conforme au goût du temps. Charlotte de Corday a invoqué le nom de Brutus , comme elle a parlé d'Alceste dans son adresse aux Français. Brutus était d'ailleurs le type à l'ordre du jour. Nous aurons tout un chapitre à consacrer au rôle que cette figure joue dans la révolution, et spécialement dans l'épisode de Charlotte de Corday, dans les derniers moment de Marat, etc.

Quant à l'absence de l'idée de Dieu, du Dieu de l'Évangile et du christianisme, on ne parlait dans la chaire que du législateur des chrétiens, dans le monde que de l'Être suprême de J. J. Rousseau, témoin ce passage de madame Rolland prête à se donner la mort :

« Divinité, Être suprême, âme du monde, principe de ce que je sens de grand, de bon, et d'heureux, toi dont je crois l'existence parce qu'il faut que j'émane de quelque chose de meilleur que ce que je vois, je vais me réunir à ton essence 1 » Nous dirons du langage de madame Rolland ce que nous avons dit de celui de Charlotte de Corday :

C'est le langage du temps !

moqueur de la jeune fille un mot piquant sur les gendarmes et sur Chabot (1), le seul de ce genre qu'on rencontre dans cette partie de la lettre, et qui est plutôt de la raillerie que de la gaité.

C'est ici que Charlotte de Gorday est interrompue , et que la scène va changer.

La veille , à neuf heures du soir, le dossier est enfin parvenu à l'accusateur public (V. p. 67). — Impatient de saisir sa proie, Fouquier-Tinville presse l'instruction de l'affaire. Sur sa requête , une première ordonnance est rendue par le Président du Tribunal Révolutionnaire , portant que l'accusée sera transférée à la Conciergerie pour subir par-devant lui un interrogatoire.

Vers dix heures, Charlotte de Corday est amenée à la Conciergerie et déposée provisoirement dans cette prison.

A onze heures , elle est conduite dans une des Salles de l'auditoire du Palais de Justice, et là elle comparaît devant le président du tribunal, Montané, faisant les fonctions de magistrat instructeur.

On peut lire dans le premier dossier ce long et curieux interrogatoire (p. 39-63).

Dans toute la première partie, il n'est pas question de la lettre commencée par Charlotte. Montané la connaît cependant, cay la prisonnière était gardée à vue. Elle a été observée, et le magistrat a été prévenu de ce qu'elle a fait, mais sans doute il a voulu obtenir des révélations volontaires ; il l'a pressée de questions pour l'engager à avouer qu'elle a eu

(1) Chabot, le cynique Chabot 1 était près d'elle; il l'examinait avec une impudence extrême. [Anecdotes par Uarmand de la Meuse.)

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