‹ CHARLOTTE DE VALOISChapitre 14 sur 18 · CHAPITRE mVIU · texte numérisé non relu

CHAPITRE mVIU

Ciomnieiit le roi fait faire le procès dn comte de Maaiéirler* — Il est scnlement condamne à payer cent mille €ciis an rot. — ^ 11 abandonne tontes ses terres. — Il Tcnt entrer en religion.— ImposslbUlté' ù eanse de ses meartres volontaires. — LonlèU fait raser le cnaiean de Rouvres et fait transporter an Pica* •Is-lez-Tours les magnlOcences de la chapelle do prieoré.

Le roi, eu apprenant cette horrible catastrophe, reconnaissait bien que sa sœur méritait une punition , mais il trouva celle-ci trop forte; il voulut que l'on fit le procès de Jacques de Brézé, qui fut défendu par Jean de Ganai, alors jeune avocat, et depuis chancelier sous Charles VIII.

Le comte de Maulévrier ne fut point condamné par corps, à cause des circonstances qui

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avaient immédiatement précédé le meurtre commis sur sa femme ; on considéra qu'il était excusable, dans le cas flagrant où il trouvaitles coupables, de les punir. Cependant, pour cornplajre au roi, qui y mettait de la persistance» par avarice, ou peut-être par le souvenir de la Bohémienne, on le condamna à payer les frais considérables du procès et une amende de cent niille écus entre les »mains de Sa Majesté. Une somme aussi énorme ne pouvait se tM^ttver qu'en vendant tons ses bîefii», aussi Jaeques de Brésé reniit«il tonte» S6$ terres au.i!i)i^t.¥éaut'i( désormais dans Yiùiiij^nae^ en esprit de pénitence et par les sages avis du bon prieur ; il avait eu Fidée d'aller finir sa vie pénitente daps un cloître; mais sur l'observation du P. Donatien, qu'il n'y poiivait être reçu à cause de ses meurtre^, car l'Église a horreur du sang, il avait renoncé à sojliciter des dispenses. Il poourpt en ^4^4 daps les n^jlleups sentiments* Çomnie pirpuy^ de y^ubli de spn in|u|?e^ il dj&ipand^ |^re inhumé prè$ de sa femme, dans le chœur de l'abbaye de Coulomb, où il fut déposai.

Louis XI proGla de la possession des terres du comte pour faire détruire le château de Rouvres, qui pouvait devenir un rempart pour ées révoltés; il transporta le prieuré dans Hntérieur de la ville, et toutes les magniflcences de la chapelle au Plessis-lez-Tours. Lé bourg de Rouvres, depuis ce temps, n'a pas cessé de décheoir, et ce n'est plus aujourd'hui qu'un village, où l'on montre encore la porte de la ferme de la Couronne près de laquelle le double meurtre fut commis.

Le roi, prince superstitieux et cruel, était encore préoccupé d'un personnage rattaché à ce drame ; il manquait une victime à Taccomplissement des paroles de la Motchigat...

peut-être ce souvenir suffît-il pour déterminer Louis XI«

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it le Ml tell fUrt le prMèi d« eue «e NcMMrt, «oat U swrc «e clMcrlB. — Il est condamiié à avoir la lêlc — Le Ml 7 «iMttt «ae afllreiiie croattC. — liMdi n rend à ton lllleal , Lonlt de Bréié , les Menli de son père. —

B 10 mupteà Gathcrlae de Brew , et es eeepBde Moeee * Dtettè de Poltlert. — BxtiBCtIOB de eetfe mmlUe lll«ttre.

Ghtties-le-Téinéraire tenait de périr; le rot crut pouvoir alors se défaire sans danger du duc de Nemours ; procès lui fut fait en 4 477, et Jacques d'Armagnac, duc de Nemoura^ comte de la Mai*che, accusé et convaincu du crime de lèze-majesté, fut condamné à avoir la tète tranchée. Louis XI ajouta la cruauté de faire placer ses enfants sous Féchafiiud

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pendant rexécution, et le sang de leur père rejaillit sur eux. Sa femme, Louise d'Anjou, était morte de chagiin à Sarlat, pendant le procès. Tous ses biens furent confisqués :

mais Charles YIII les rendit à ses cinq malheureux enfants.

Quelques annë^i^ àprè^, Lduis XI craignant que le comte de Maulévrier n'eût Tintention, à cause de rhonneur de ses enfants, d'en appeler à ses pairs pour faire réviser le jugement qui l-arâit absout a'une pan M d^tiiiié amHè fntafïl oomlamné à payer Famende enfers le ret; mtiffsk que cek pourrait a?mr lieiii tl prévint te cas, et préféra se donner les airs d'une gen^^ rosité royale en rendant à Louis de Brézé, son filleul, les terres que son père avait possédéesF, et le maria à Gatheripe A^ DrAiv^ ^ui mourut sans enfants..

Louis de Bréié » qui eut les mêmes «ha#« ges que fbn père et son gi*and-père, et qui suiv ' :vécut à son frère atné» épousa en scfcofides w^ ces la fameux Diane de Peitîeri, fiHe du oomtQ de Saînt-ValliiBr^ qui n'avait dors que Ireif^ans. De cette dernière union il Atftiuk

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deux filles; Talnée devint duchesse de Bouillon, comtesse de laMarck; l'autre, duchesse d'Aumale, en épousant Claude de LoiTaiûe.

Louis dèBrézé, comte de Maulévrîér, etc., etc., mourut sans enfants mâles; il laissa sa veuve âgée de trenie^et un ans, honorée pour sa conduite-régulière jusque là; elle fit élever h son mari, sur les dessins de Jean Goujon, un tombeau qui existe encore dans la chapelle delà Vierge, derrière le chœur de la cathédrale de Rouen.

Le frère de Louis de Brézé hérita de ses charges et mourut sans héritiers mâles. En lui s'éteignit cette illustre famille.

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