SOURCE DU TIR A L’OISEAU
La source du Tir À L’OISEAU prend naissance au milieu de la forêt de CHAROLLES. Chaque année les frais ombrages, habituellement silencieux, s’animent des chants et des danses de la fête millénaire du Tir 4 L'OISEAU. Après l'animation d’un jour de fête, la forêt renait au calme et son vaste silence n’est plus troublé qu’à de rares intervalles par la voix des promeneurs qu’attire en ces lieux le charme poétique de ce petit coin de forêt.
La fontaine du TIR A L'OISEAU est captée au sommet d’un ravin qui prend naissance au S. S. E. de la forêt de CHAROLLES. Elle draine une partie des eaux recueillies par le plateau d’alluvions pliocènes qui constituent le sous-sol de cette forêt. Ces eaux sont colligées par le niveau imperméable des calcaires marneux jaunâtre JIIL. de la carte géologique.
Une partie de ce bassin se déverse déjà sous forme de ruisseau à ciel ouvert et le reste est capté quelques dizaines de mètres plus bas et sert déjà à l’alimentation de la ville. (Source de MEAUPRÉ). Nous rappelons que l’origine de ces deux sources est commune et que
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pour l’une comme pour l’autre nous nous trouvons. en présence de résurgences. Le niveau d’émergence doit se trouver plus haut dans ce petit ravin sur les calcaires jaunes et sous le pliocène.
La source est bien captée, les eaux ne troublent pas, même après les plus grandes pluies et le périmètre de protection est excellent, puisque la source est située en pleine forêt.
L'analyse chimique révèle une eau très pure; les chiffres trouvés se rapprochent d’une façon frappante de ceux fournis par l'analyse de l’eau du puits CHauvor. Degré hydrotimétrique très faible. Matières organiques, nitrates Azote ammoniacal et albuminoïde en quantité très faible, pas de nitrites, des chlorures dans la même proportion que dans toutes nos analyses. Tous les caractères chimiques de cette eau, permettent de conclure à une eau très pure.
Seule, la proportion de chaux est un peu élevée. Mais, nous l’avons déjà expliqué, ceci tient à la nature du térrain traversé et n’exerce pas d’influence sur la potabilité.
Si de l’analyse chimique on passe à l’analyse bactériologique, on trouve les chiffres de 460, 198 et 305 germes au cm et de 50, 10 et 30 microbes de contamination d’origine fécale au litre.
Le nombre de germes au cm* n’indique pas une contamination intensive.
Si l’on s’en réfère aux estimations établies par Mi- QUEL on voit, en effet, qu’il classe comme eau pure une eau renfermant de 100 à 1.000 germes au cm.
Mais la quantité de microbes de contamination
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d’origine fécale doit-elle nous faire rejeter cette eau comme impropre à la consommation. ROCHAIX indique que jusqu’à 100 microbes d'origine fécale au litre, une eau peut être considérée comme potable. Remarquons également que parmi les microbes de contamination d’origine fécale, le colibacille, s’il est un hôte normal de l'intestin, est très répandu; DoPTER et SACQUÉPÉE signalent que « sa présence dans le sol peut être considérée comme constante ».
Or, dans le cas qui nous occupe, il faut remarquer que la nature du sol ne se prête pas à une filtration parfaite des eaux de surface. Il est donc tout naturel de songer que quelques microbes de contamination d’origine fécale ont pu être entraînés jusqu’à la nappe alimentant la fontaine. Etant donné la nature particulière de l'emplacement de la source, située en plein bois, il n’y a pas lieu de craindre une contamination quelconque. Tout au plus devrait-on songer si cette source était utilisée à l’alimentation de CHa- ROLLES, à protéger les abords immédiats de la fontaine pendant la fête annuelle du Tir A L'OISEAU ; quelques mesures de police y suffiraient amplement.
Si l’on rapproche nos résultats personnels de ceux fournis par l’analyse faite en juin 1909 par le Laboratoire du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, on voit que les résultats de l’analyse chimique sont en tous points comparables, avec des variations très faibles. L'analyse bactériologique n’indique en 1909 que 78 germes au cm, mais signale déjà toutefois la présence du colibacille sans en fixer le nombre. Comment expliquer une telle différence.