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Peut-être le prélèvement de 1909 a-t-il été fait après une période de sécheresse. Peut-être aussi plus simpiement un nettoyage de la fontaine abaisserait-il les chiffres de l'analyse bactériologique dans une notable proportion.
En tout cas, nous nous trouvons en présence d’une source donnant une eau de bonne qualité pouvant être utilisée pour l’alimentation de CHAROLLES et que sa situation particulièrement à l’abri de toute contamination, devrait indiquer en tout premier lieu au cas où la ville de CHAROLLES chercherait à accroître ses disponibilités en eau potable.
Le faible débit de la source (30 m° par 24 heures) peut seul faire hésiter. Car l’apport d’eau serait bien faible eu égard aux travaux coûteux à entreprendre.
SOURCE DE MEAUPRÉ.
La source de MEAUPRÉ alimente CHAROLLES en eau potable. Sa captation remonte à 1883. Elle prend naissance en aval de la source du « Tir A L'OISEAU >» dans le même petit ravin que celle-ci. Elle émerge au milieu des prés à quelques dizaines de mètres en dessous de la lisière de la forêt de Charolles. Son point d’émergence, si l’on se reporte à la carte géologique de France, se trouve sur les calcaires à entroques. Mais en étudiant précédemment la fontaine du TIR A L’OISEAU, nous avons émis l’opinion que nous nous trouvions en présence de résurgences, dont l’origine commune devrait être recherchée plus en amont sous
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le pliocène. Le grave inconvénient de cette source est en effet de troubler après les pluies importantes, ou très violentes. L’eau louchit, elle est alors d’un aspect répugnant, de couleur franchement jaunâtre. Et ceci est bien la meilleure preuve que nous nous trouvons en présence d’une résurgence. Il faut cependant une précipitation très importante pour assiter à ce phénomène qui ne s’est pas produit une seule fois depuis l'hiver 1927-28.
La protection de la source, sans être aussi bien assurée que pour la fontaine du TIR A L'OISEAU, est pourtant assez efficace. Les prés qui se trouvent en amont de la source, entre la source et la forêt, peuvent néanmoins être sujets à souillure, surtout au moment de la fumure; enfin, à l’Est de la source, et plus élevée qu’elle, se trouve une ferme. Des mesures devraient être prises pour empêcher l’épandage du fumier sur les prés en amont de la source. Les emplacements du fumier, et des fosses d’aisances de la ferme de MEAUPRÉ devraient être fixés de façon que la pente du terrain emmène bien en aval de la source les eaux de ruissellement; on devrait pour la même raison veiller à ce que le sol des écuries soit aussi étanche que possible.
Tous ces points particuliers devraient être fixés d’une façon très nette et un arrêté serait nécessaire qui délimiterait nettement le périmètre de protection de la source. Tous points très importants chaque fois qu’il s’agit d’une source destinée à lalimentation d’une agglomération quelconque, mais qui ici prennent encore plus d'importance du fait que la source