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-est troublée par l'apport des eaux de surface après les pluies violentes. Malheureusement la ville de CHa- ROLLES ne rentre pas dans la catégorie dont ait daigné s'occuper le législateur. Les villes de 5000 habitants et plus ont seules retenu son attention. La circulaire du 12 juillet 1924 prescrit seulement de vérifier tous les ans dans quelles conditions s'effectue la captation. Il semble que des mesures plus efficaces pourraient facilement être prises. Chaque cas particulier devrait être examiné spécialement par les commissions sanitaires d'arrondissement et les conseils d'hygiène départementaux, pour édicter les mesures nécessaires à établir une protection efficace des eaux d'alimentation, au besoin en instituer la surveillance bactériologique dans les cas douteux, et cela quel que soit le nombre des habitants desservis. En général de très simples mesures, à conditions d’être strictement observées, suffiraient pour assurer une protection efficace.
L'analyse chimique permet de conclure à une eau pure. Le degré hydrotimétrique est très faible. Les chlorures et nitrates, les matières organiques ainsi que l’azote ammoniacal et albuminoïde donnent des chiffres très faibes. Il n’y a pas de nitrites. Seul le chiffre fourni pour la chaux est élevé (244 mmgr. 3 par litre). Aussi l’eau incruste-t-elle les chaudières, ce qui est un inconvénient mais ne nuit pas à la potabilité.
Pour l’analyse bactériologique faite au printemps, en période de pluie, on trouve 50 microbes de contamination d’origine fécale au litre et 300 germes au
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em*. Tout en restant en dessous de la limite fixée par Rocaix le nombre des microbes de contamination d’origine fécale est assez élevé. Par contre, les deux analyses effectuées en 1929 au milieu de l'été particulièrement sec, et à l’automne 1929 après une période de pluies, peu abondantes il est vrai, montrent l’absence totale des microbes de contamination d’origine fécale. Nous ne pouvons que répéter ici ce que nous avons déjà dit à propos de la FONTAINE DU TIR A L'OISEAU. À savoir, que la mauvaise qualité filtrante du sol peut excuser la présence de quelques microbes de contamination d’origine fécale dans l’eau; mais, raison de plus pour exagérer les précautions et empêcher toute contamination possible du sol dans un périmètre assez vaste pour bien protéger la source. :
Lorsqu'on rapproche l’une de l’autre les analyses de la FONTAINE DU Tir À L’OISEAU et de la source de MEAUPRÉ on est frappé par la similitude des résultats, surtout en ce qui concerne l’analyse chimique.
À part la chaux, la silice et les nitrates les résultats sont absolument concordants et même, pour les. chlorures et les matières organiques, les chiffres trouvés dans les deux cas, sont-ils exactement les mêmes.
Ceci confirme bien l’opinion déjà émise d’une origine commune aux deux sources. Les raisons invoquées jusqu’à présent étaient d’ordre purement géologique, l’analyse chimique vient les confirmer d’une façon très nette.