‹ Charte turqueChapitre 14 sur 34 · DISCIPLINE DES TURCS · texte numérisé non relu

DISCIPLINE DES TURCS

Une des causes qui contribuèrent à l'agrandissement des Turcs fut la sévérité de leur discipline et la rigidité de la loi , qui punit le moindre retard volontaire du Musulman à se rendre à son poste, lorsque l'état l'appelle à sa défense.

Le divan condamne ordinairement à la peine de mort le commandant en chef, lorsqu'il perd une bataille : cette dernière punition pourrait nous sembler étrange, si nous n'en avions pas des exemples semblables cbez les anciens, qui furent de même inflexibles sur ce qui regardait la discipline ou le retard à rejoindre le drapeau national.

Chez les Carthaginois, le général qui perdait une bataille était puni de mort (a6).-

Chez les Turcs, le commandapt en chef d'une armée paie quelquefois de sa tête une grande défaite ; le moins qui lui arrive , est d'être destitué et banni à jamais , quand il a perdu une bataille marquante.

En établissant ce système militaire les Turcs ont voulu que le général en chef fut forcé de payer toujours de sa personne dans toutes les batailles , de se trouver toujours là où le danger est le plus grand, de rallier ses troupes quand elles sont découragées ou ébranlées ; aussi , loin de perdre courage par quelque échec durant la bataille , il faut qu'il s'anime d'une nouvelle ardeur, qu'il la communique à ses troupes; car il est placé entre l'alternative de la victoire ou d'une mort ignominieuse. Lorsqu'il n'est que destitué, l'opprobre le couvre, il est tout aussi malheureux.

Dans les défaites actuelles des Turcs, la destitution et l'exil sont presque toujours le sort du commandant en chef.

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