SUR LES TURCS
-L'orgahisation de l'empire ottoman est peu connue en Europe; on a jeté un regard indifférent ou plutôt dédaigneux sur les pages de son histoire, et les détails de son organisation qui s'y trouvent consignés , ont échappé à l'œil de l'observateur. La curiosité ne s'est pas attachée davantage aux règnes des princes ottomans , et ce peuple, qui a conquis la Grèce, l'empire d'Orient, qui a succédé à cette partie de la domination romaine, n'est presque connu , parmi nous, dans ses lois , ses mœurs et ses coutumes , que par les contes des Mille et une Nuits, ou quelqu'autre histoire mensongère.
Ce dédain orgueilleux , qui endormît notre curiosité, fut une suite naturelle de la lutte prolongée entre les peuples européens et les Scythes (a) vainqueurs de l'Orient , entre le culte chrétien et celui de Mahomet; et lorsque le calme succéda à tant d'orages, il resta dans l'es-
prit des deux peuples non-seulement une pré* vention dédaigneuse, mais aussi une aversion prononcée , qui fut entretenue surtout par l'incompatibilité des deux cultes, qui devaient chercher à s'isoler l'un de l'autre , dans l'intérêt de leur conservation respective.
Cependant les circonstances actuelles ont fait sortir le peuple turc de l'oubli où nous le laissions depuis long-temps; il apparaît, il est vrai , dans les relations qui nous parviennent, le glaive et les fers à la main , couvrant de désolation les belles contrées de la Grèce ; mais par cette lutte même engagée entre les Turcs et les Grecs , la curiosité s'éveille et s'accroît sur la situation d'un état auquel la liberté revendique ses droits.
Une autre considération se joint à la précédente : une grande puissance a paru menacée dans ses relations politiques avec La Turquie, la médiation de l'Angleterre semble avoir dissipé cet orage; mais sans présager son retour , il suffit qu'il soit possible , pour que l'Europe s'occupe de l'empire turc, et cherche à connaître son organisation et tout ce qui â'y rattache, afin d'apprécier ses prétentions , son attitude et ses ressources.
Les historiens qui ont écrit sur les Ottomans,
nous ont donné des ouvrages volumineux, de portée pour l'étude facile de leur histoire ; i par suite de la prévention dont je viens de parler , on a mis peu d'empressement à s'en procurer des abrégés exacts; c'est ainsi que jusqu'à ce jour, l'histoire de la Turquie est restée ignorée ou défigurée , et cultivée seulement par quelques savans.
Cependant , en la dégageant de toutes préventions de circonstances, l'histoire de cet empire et de son organisation offre autant qu'aucune autre tout ce qui inspire l'intérêt , on peut dire même qu'elle en offre davantage. En effet , on voit un peuple nomade , sorti du fond de la Tartarie, faire la conquête du grand empire d'Orient, s'établir dans l'ancienne Bysance (£), imposer des fers aux Grecs , succéder à la domination romaine , et conserver ce sceptre oriental , devant les états européens , qui lui font inutilement la guerre. Certes on n'obtient pas de tels résultats avec une organisation intérieure dénuée de profondeur dans les vues, de génie et de talent dans l'exécution. Les faits parlent pour la chose ; et la durée, la force de l'empire ottoman , nous prouvent qu'il a droit à notre curiosité et à nos observations, motif et résultat de toute étude.
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Mais en retraçant ce «pie les historiens les plus véridîques ont consigné sur cet empire , il faut s'imposer une impartialité parfaite : ce n'est pas sous l'influence d'une opinion quelconque , qu'il faut décrire les lois, les mœurs d'une nation ; il s'agit de les montrer à découvert , telles qu'elles sont, en se dégageant des préjugés de temps et de circonstances , écueil difficile à éviter en ^'occupant de la nation turque , que l'opinion générale réprouve et pkis particulièrement encore à l'époque présente 9 où elle étend son terrible courroux sur le sol de la Grèce.
Toutefois en plaignant les courageux Grecs , en Causant des vœux pour leur entière délivrance , portons un regard curieux sur leurs dominateurs.
Mais avant de prononcer sur l'ensemble et les détails d'un ordre de choses qui doit paraître étrange par rapport à nos mœurs et à nos usages , je dirai un seul mot sur le caractère des Turcs et sur le jugement que les historiens en ont porté ; je passerai ensuite au détail de l'organisation de leur empire , et je démontrerai que l'Europe ne présente rien de semblable , rien d'analogue ; et que nul État pourtant ne marche avec plus de force et de continuité.
On peut s'étonner que des personnes éclairées»
instruites même à tout autre égard, paraissent n'avoir sur le système politique des Turcs aucune idée bien exacte, et citent fréquemment dans leurs écrits et dans leurs discours, la nation turque comme type d'un peuple esclave , soumis à un arbitraire absolu. Les formes sévères et despotiques de ce gouvernement motivent cette assertion ; mais ce peuple est-il l'esclave du caprice d'un seul homme , ou est-il l'esclave de la loi, qu'un seul homme représente, et pour l'eiécution de laquelle il lui est délégué un pouvoir absolu ? La loi tient-elle sous sa puissance ce même homme, ou peut-il la changer, la braver à son gré? C'est sur ce point que s'égarent les idées généralement adoptées sur le régime politique des Turcs : c'est donc un fait d'histoire à discuter et à éclaircir; on oserait dire même qu'il manque à nos connaissances historiques d'avoir des idées précises sur ce sujet, et que, dans l'état de développement où elles sont, nous devons chercher à nous assurer , si à l'égard d'un empire si vaste et si formidable encore , nous ne sommes pas sous l'influence de préjugés et d'erreurs. Ces préjugés, ces erreurs, accrédités par les anciennes chroniques monastiques, ont été recueillis dans quelques abrégés modernes sur l'empire ottoman, dont les auteurs eux-mêmes n'étaient pas
dégagés de préventions. Par suite de cette par* tialité , nombre de faits et de détails curieux sur cet ordre social extraordinaire , furent omis ou dénaturés , et donnèrent naissance à des idées inexactes sur ce qui regarde cet empire.
Ce système, établi parmi les auteurs à l'égard des Ottomans , fut aperçu et déjà signalé par un de leurs historiens, Y abbé SyUostri^ qui eut le courage de s'en affranchir. Cet historien est d'autant plus digne de croyance , que lui-même , natif de Candie , ecclésiastique , il passa trentecinq ans de sa vie en Turquie; nul ne pouvait mieux que lui prononcer sur cet empire , dont il avait observé à loisir et par lui-même l'organisation et les lois.
A cette autorité, je joins l'opinion émise par M. d'Ohson , dans son Tableau de l'empire Ottoman. Un paragraphe de cet ouvrage, mis sous les yeux du lecteur , appuiera les assertions que je lui ai soumises, et pourra me concilier son attention et sa confiance , sur ce que j'ai à décrire dans le cours de cet ouvrage. M. d'Ohson s'exprime ainsi dans son discours préliminaire :
« Dans ce siècle éclairé on ne connaît, pour ainsi dire , de l'empire ottoman que son étendue et sa position géographique ; on ne s'est jamais arrêté que sur les dehors de cet imposant colosse ;
l'œil de la politique n'a point encore pénétré ni même aperçu les ressorts qui font mouvoir cette machine immense; on ne s'est attaché qu'aux effets sans en approfondir les causes ; l'illusion et l'erreur qui résultent des aperçus lointains, superficiels et fugitifs , n'ont présenté que des fantômes , pris et donnés pour des réalités , et en ont imposé à l'Europe entière , sur les usages , les mœurs , le culte et les lois des Ottomans.
» II est à la vérité difficile de percer les nuages épais qui enveloppent cette nation peu coramun'icative; des préjugés de religion élèvent en-
Ptre elle et les autres puissances de l'Europe une barrière, que des causes naturelles, physiques, morales et politiques viennent fortifier encore. » Plus bas, T dans ce même discours, il dit en
» parlant du lecteur :
« D'un côté, il Verra dans les différens codes (c) qui composent la législation universelle de cet empire ce qu'il y a de grand dans plusieurs de ses dogmes , de sublime dans la plus grande partie de sa morale, d'imposant dans son culte, de sage dans ses lois, de simple, de naturel dans ses usages et dans ses mœurs ; de l'autre, son histoire , rédigée d'après ses propres annales , montrera les hommes de génie qui
ont brillé sur le trône ,• ceux que la nation a produits dans les difïerens ordres ,- les ressorts puissans de son administration et les ressources dfe son gouvernement *< »
Je n'ajouterai plus rien pour engager le lecteur à examiner sans prévention l'organisation de cet empire; je lui soumets ce faible otrvrage, comme le fruit de nies recherches dans les meilleurs historiens, de mes propres observations et des renseîgnemens que moi* même j'ai pris à Constantiuople. Mais avant de pénétrer dans cet édifice politique, arrêtons-nous ma instant , et considérons la masse des individus qui compose la nation turque.
Pour être parfaitement impartial * il faut envisager les Turcs sous deux rapports bien distincts, et sous lesquels ils sont absolument différens d'eux-mêmes ; c'est sans doute en les considérant ainsi qu'on les ai appelés un peuple A y antithèses. Dans le calme de toute exaltation* religieuse ou plutôt de tout fanatisme!^ le Turc en** vers ses compatriotes , et même en temps de paix envers les étrangers, est en général bon, sin* cère, charitable; il est hospitalier, généreux; saf
* Tableau général de l'empire ottomm, par M.' d'Oftstn ; 3 volumes in-folio.
oiuluite est inorale ; il ne ie cède en vertus priées à aucune autre nation du monde : ainsi le ugent tous les historiens (d). Mais en temps de guerre, quand il est fanatisé par ses chefs pour un motif vrai ou supposé de religion, quand il se croit menacé dans son existence politique, il devient cruel , féroce et d'autant plus capable de se porter aux plus grands excès , qu'il les commet par obéissance à la loi du Coran.
Il faut faire observer que le Turc est vrai musulman, ce qui signifie orthodoxe ou vraicroyant\ à cet égard il est parfaitement de bonne foi. Point de faux dévots , point d'hypocrites dans ce pays. Le Turc reçoit les principes du Coran pour ainsi dire avec sa première nourriture; aussi deviennent-ils la règle de ses idées, le mobile de toutes ses actions. Par le Coran il affronte la mort ou la reçoit avec résignation; sa croyance lui montre , quand il combat pour elle f une éternité plus heureuse que la vie terrestre; il s'élance vers cet avenir sans regret du présent; mais si cette croyance fait taire en lui l'instinct , nature! à l'homme , de sa conservation , à quels excès peutelle le conduire quand elle prononce l'extermination de ce qui lui est étranger? C'est ce qui arrive pour ce peuple dans les guerres de reliiou. Le Coran, qui renferme à beaucoup d'é-
gards des principes de morale sages et dignes d'éloges , prescrit néanmoins dans ces sortes de guçrres l'extermination des ennemis de la foi musulmane : de là dérivent tous les excès qu'ils commettent.
.C'est donc le fanatisme qui rend ce peuple barbare ; mais c'est parce qu'il est plus susceptible qu'un autre d'y être entraîné par son ignorance et sa crédulité aveugles , que la sécurité des peuples chrétiens demanderait , sinon l'expulsion d'Europe d'un voisin si dangereux,, au moins l'affranchissement des contrées chrétiennes soumises à sa domination.
Toutefois Ici fanatisme n a pas égaré seulement les Turcs; nos peuples chrétiens ont trop souvent exercé les mêmes atrocités et les ont surpassées maintes fois. Les musulmans ont eu les chrétiens pour rivaux en cruautés religieuses (e); lçs guerres des croisades, l'expédition contre les Vaudois , les autodafés de l'inquisition d'Es- P3g£ e iGO> ' a Saint-Barthélémy, etc. , etc. , étaient enfantés par ce même fanatisme qui anime fas Turcs. On sait assez à quel degré s'altère-le caractère d'une nation quand elle est fanatisée ; encore les Turcs sont-ils moins coupables que n'étaient les chrétiens d'alors , puisque leurs erreurs et. leurs cruautés sont le crime du Coran
. ! 7 qui les prescrit contre ceux qui veulent le détruire; tandis que notre Évangile, paroles divines de paix et de morale, n'a jamais ordonné que la modération et la charité ; l'ignorance ou l'hypocrisie qui amè-» nent le faux zèle, ont pu seules égarer les chrétiens.
Mais si le fanatisme des musulmans a fait souvent gémir l'humanité, il leur a servi à étendre et à conserver l'empire fondé par leur prophète : leur religion imprime en eux une exaltation d'idées qui devient une force morale puissante ; c'est par cette force morale plus que par la force physique de leurs armées , que les Califes, successeurs de Mahomet, et après eux les empereurs ottomans , sont devenus puissans et formidables, et que l'étendard de Mahomet a été déployé en Asie , en Afrique, en Europe et y flotte depuis si long-temps. Cet étendard sera déchiré un jour par la force morale des Grecs revendiquant leurs droits à la liberté ; cette force ne sera pas , comme celle des Turcs , basée sur l'ignorance et la crédulité aveugles, mais elle deviendra puissante avec le temps, parce que la raison , l'humanité et les lumières la développeront.
Revenons au caractère particulier des Turcs :
. tous les historiens qui ont parlé d'eux , bien
qu'ils affectent de les mépriser, s'accordent à dire
que sous Mahomet, les Califes, et les Ottomans
qui leur ont succédé, on trouve les mêmes traits de génie , de grandeur d'âme , de vertu et de cruauté que parmi les autres nations : mais citons quelques-uns de ces auteurs.
Relativement aux Califes voici comme s'exprime M. Fréron :
« Les Grecs et les Romains avaient l'injustice d'appeler barbares les nations qui n'étaient pas soumises à leur empire, et qui se conduisaient par d'autres principes de gouvernement et de religion. Ne pourrait - on pas nous faire les mêmes reproches ? Nous regardons les Arabes , les Sarrasins , comme des peuples sauvages peu dignes* de notre curiesité ; pour nous guérir de cette prévention nous n'avons qu'à lire l'Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes par l'abbé Marigny; nous y verrons sans doute des princes qui se sont attiré la haine et le mépris de leurs sujets , eh î quelles annales des peuples , même les plus policés , ne sont pas souillées des vices de quelques monstres couronnés ? Mais aussi nous trouvons dans cet ouvrage de grands exemples de vertus qui nous rendent respectable et chère la mémoire de plusieurs souverains*». ' _____-______-__-_____—________--——- — «4-
* Lettres sur quelques écrits de ce temps , par
•9 L'abbé Mignot dit aussi : « On trouvera dans l'histoire des Turcs autant de conquêtes , moins d'ordre , plus de révolutions , en tout plus de sang répandu que dans l'histoire d'aucun autre peuple ; mais on y verra les mêmes intérêts , les mêmes passions , les mêmes cruautés , les mêmes talens et les mêmes vertus que partout ailleurs *. »
Le traducteur de Cantimir s'exprime ainsi :
a On peut dire avec certitude que depuis les Romains l'univers n'a point vu de puissance qui ait égalé celle des Ottomans : c'est elle qui a envahi les restes de l'empire Romain en Orient ; ce sont des Turcs qui ont succédé aux Grecs modernes , florissant au commencement , puis penchant vers leur déclin dès qu'ils sont parvenus £ une certaine période , etc. **. »
Voyons maintenant ce que dit Chalcondyle , athénien , relativement à la justice distributrve de ce pays.
M. Fréronj tome 7 , lettre 8, page i63 ; édition de Londres, 1752.
* Histoire de V Empire ottoman , par l'abbé Mignot.
Préface.
** Histoire (le l'Empire ottoman , par le prince Can timir. Préface.
« Et n'eut oncques nation en toute la terre , où ces deux points sur lesquels tous les états les mieux établis sont fondés, ainsi que sur deux fermes et puissantes colonnes les prœmium etpœna, le loyer de bien faire et le châtiment des mesfaits , ayent été plus exactement pratiqués que chez les Turcs ** »
L'ouvrage de Chalcondyle et de ses continuateurs sur l'empire ottoman est réputé un des meilleurs. C'est la source où ont puisé presque tous les autres historiens. L'auteur, au commencement de chaque règne des empereurs turcs, place un sommaire suivi de quatre vers qui sont gravés pour la plupart sur la tombe des empereurs ottomans : la traduction de ces vers se ressent de son ancienneté quant à la poésie et à la pureté du langage; mais il s'y trouve des expressions fortes, sentencieuses et qu'on peut s'étonner de lire sur les tombeaux de souverains despotes.
En voici quelques-uns qui en donneront une idée.
* Chalcondyle, tome i er . , in-folio , page 175.
Ottoman ou Osman I er . du nom , Emir, ou premier Empereur des Turcs.
De simple capitaine en des pays déserts , Près du grand Saladin la fortune m'attire j Et là , de ses débris , je fonde cet empire Qui menace aujourd'huy d'engloutir l'Univers.
Tamerlan , Empereur des Tartares.
Tarmerlan élevé par le pouvoir suprême , Pour punir l'injustice et dompter les tyrans *, S'il eust été plus juste et moins cruel lui-même , Eust passé les beaux faits de tous les conquérans.
Musulman 1 er . , Empereur des Turcs.
Tyrans , qui par le sang régnez injustement , Ayant tout immolé , vous devenez victimes ; Y 09 crimes èfla fin , par de semblables crimes **,
Reçoivent chastiment.
Mahomet I er .
Vaillant , juste et prudent ,. par ma force guerrière J'ai de l'empire turc restabli la grandeur ; Le croissant, offusqué par une autre lumière***, Reprend par ma vertu sa première splendeur.
* Il se vantail que Dieu lui avait donné la puissance pour être le fléau des tyrans.
** Il fit tuer son aîné , et son cadet le tua lui-même.
Tamerlan qui portait le soleil pour emblème.
Amurat II.
Partout , sous mes drapeaux , la victoire et l'effroy Allaient accompagnant ma puissance fatale ; Le Grec , le Garaman , le Hongre et le Triballe , Ont mordu la poussière ou ployé devant moi. •
Mehemet ou Mahomet IL
Deux empires fameux , Bysance et Trébisonde , Dix royaumes encore par mes mains conquis y Et des chasteaux sans nombre, ou forcés, ou surpris, M'ont donné le surnom de la terreur du monde.
Plusieurs de ces inscriptions sont écrites sur les tombeaux des Sultans en plusieurs langues; les quatres vers qui sont sur la tombe de Selim II sont gravés en turc, grec, latin et esclavon , en mémoire perpétuelle de sa valeur.
On voit , par ces inscriptions , que les empereurs ottomans , tout despotes qu'ils paraissent , laissent la vérité s'approcber des tombeaux. On pourrait trouver dans le règne de plusieurs de ces souverains et dans celui des Califes leurs prédécesseurs, des sujets intéressans pour le théâtre , la poésie et la peinture. A la fin de cet ouvrage je donnerai une notice biographique sur Mahomet, et je citerai quelques traits re-
marquables du règne des Califes et des princes ottomans.
Mais c'est nous être assez occupés du caractère de ce peuple ; dirigeons-nous vers notre but en entrant dans le récit de ses institutions.