‹ Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne (volume 2)Chapitre 2 sur 122 · AVANT -PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT -PROPOS

Lorsqu'il mourut, le 14 novembre 1903, M. Joseph Garnier laissait inachevée Y Introduction aux Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne , l'œuvre essentielle de sa vie d'érudit. Commencé depuis de longues années, lentement élaboré, le travail, contrarié par les multiples et absorbantes besognes professionnelles de l'archiviste, fut un jour interrompu, pour être repris quelque temps après à une heure de loisirs, qui ne vint pas : J. Garnier ne connut aucune retraite, et resta jusqu'à la fin à son poste.

Il n'a pas semblé possible à l'Académie de Dijon de livrer au public un texte incomplet. U Introduction était comme une vaste synthèse de l'histoire et des institutions de la Bourgogne. Or l'Académie avait le privilège de posséder parmi ses membres un spécialiste du droit et des institutions bourguignonnes ; elle fit appel à M. Ernest Champeaux, professeur à la Faculté de droit ; elle savait pouvoir compter sur son dévouement et son espoir ne fut pas déçu. On possédait le plan sommaire de Joseph Garnier ; mais ce n'était qu'un cadre, suffisant toutefois pour garder à l'ouvrage l'unité de composition indispensable. Il appartenait à M. Champeaux de remplir ce cadre, et il s'est acquitté de ce soin avec une abnégation, une conscience et une compétence auxquelles ses confrères ne peuvent que rendre le plus juste hommage. Mais la guerre, pendant laquelle l'auteur combattit avec la plus belle vaillance, vint apporter un nouveau retard à l'achèvement du volume.

S'il existe nécessairement, dans ces conditions spéciales de publica-

lion, quelque discordance dans la documentation bibliographique, le lecteur, averti, n'en imputera la responsabilité qu'aux circonstances et non aux auteurs. Le volume comprend en effet deux rédactions distinctes, toutes deux originales et chacune en son temps de première main, séparées par un long intervalle chronologique. Les feuilles 1 à 65 étaient imprimées à la mort de J. Garnier ; les pages 525 à la fin (sauf un court chapitre indiqué en son lieu) sont l'œuvre propre et personnelle de M. Ghampeaux.

Ayant ainsi rendu à chacun des auteurs la part qui lui est due, l'Académie a confiance de produire au public une étude d'ensemble profitable aux érudits et utile à la connaissance du passé d'une grande province française.

Dijon, le 28 novembre 1918.

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