‹ Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne (volume 2)Chapitre 9 sur 122 · LES FAMILIERS · texte numérisé non relu

LES FAMILIERS

On désignait sous ce nom, du vie au xie siècle, d'anciens hommes libres qui, pour se soustraire à la violence de ces temps d'anarchie, renonçaient à une liberté

(1) Chartes bourguignonnes. Introd. p. 26.

qui ne leur offrait aucun avantage et lui préféraient la servitude d'un monastère dont la protection les garantissait au moins de toute insulte (1).

En général, la condition de ces serfs volontaires n'était pas aussi misérable que celle des serfs d'origine. C'est parmi eux que les moines choisissaient de préférence les intendants, les officiers ou les prévôts chargés de la surveillance des exploitations rurales (2).

Dans les villes franches les familiers se confondirent, à la longue, parmi les bourgeois, ainsi que je l'ai montré plus haut. Dans la campagne, ils ne tardèrent pas à grossir le nombre des colons par la concession emphytéotique qui leur fut faite de leurs tenures. Quoi qu'il en soit, leur nom, leur condition disparaissent au xne siècle pour faire place aux taillables ou aux mainmortables qui vont suivre.

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