‹ Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne (volume 3)Chapitre 100 sur 106 · ISLAND-LE-SAUSSOIS (YONNE · texte numérisé non relu

ISLAND-LE-SAUSSOIS (YONNE

C'était, avant la Révolution, une communauté du bailliage d'A vallon, qui, depuis le XV" siècle, relevait comme fief de la baronnie de Chaslellux. Un écuyer, du nom de Soyer, le possédait en 1323. On la trouve, durant le XV" siècle, enlre les mains de la famille de Ferrières; puis, à la tin du XVI% aux mains des Montmorillon , des Longueville , auxquels succèdent les Thomas. Le 26 octobre 1479, .lean, seigneur de Ferrières, de Presles, de Beauvoir, de Champlenays et du Saulsois d'Island, considérant que les » manans et habitants » dudit Saulsois d'Island. ses hommes, serfs niainmortables, corvéables et taillables à volonté, lui avaient représenté plusieurs fois qu'à raison de ces servitudes, le village était grandement dépeuplé, comme aussi pour les guerres qui avaient longtemps duré et les mortalités, et que, s'il lui plaisait de les affranchir et les rendre hommes francs et bourgeois, jouissant de toutes franchises, sa terre « pourroit se repeupler, ceux qui s'en sont départis y revenant, et d'autres y faisant leur mansion perpétuelle.» C'est pourquoi, accueillant favorablement leur requête, et voulant les remercier de leurs bons, agréables services et courtoisies, pour l'amour de Dieu et pour son évident profit , il affranchit et quitte de toutes servitudes de mainmorte et autres les habitants d'Island, leur postérité, leurs nieix, maisons et héritages; veut qu'ils jouissent des franchises comme les citoyens natifs de la cité de Rome ; consent à ce qu'ils puissent succéder et <i eschoitter » les uns aux autres, sans réclamation aucune de sa part, à l'exception toutefois des biens possédés par des niainmortables. Le tout moyennant une prestation annuelle de cinq sols par feu, outre les redevances accoutumées, plus un droit de cinq sols par nouveau feu qui s'établira, et une géline. Le droit de forestage arrêté par la transaction de 1448 est maintenu, et sous la réserve du consentement du suzerain. Jean, seigneur de Chastellux, vicomte d'Avallon et seigneur de Coulanges-la-Vineuse, ratifia ce contrat par lettres du 31 octobre 1480.

Archives de la Côte-d'Or. Chambre des Comptes de Dijon. B 11478. Affaires des communes.

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