‹ Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne (volume 3)Chapitre 105 sur 106 · BARONNIE DE COUCHES (SAONE-ET-LOIRE · texte numérisé non relu

BARONNIE DE COUCHES (SAONE-ET-LOIRE

Le bourg de Couches, de l'ancien bailliage d'Autun , esl connu, dès le XI" siècle, par un monastère qui y fut fondé cl qui, tombé en décadence, fut réuni en 1017 à l'abbaye de Flavigny. La garde en appartenait au roi de France, qui y réunit la seigneurie et les transmit toutes deux, en 1291, au duc Robert H, au grand mécontentement des habitants.

Couches avait des seigneurs particuliers, qui apparaissent dès le commencement du XII' siècle. Marie de Bauffreniont l'apporta dans la maison de Bourgogne-Montagu par son mariage avec Etienne de Montagu, seigneur de Sombernon. Philibert , leur second fils, forma la branche dite de Couches, qui finit, en 1470, dans la personne de Claude, tué au combat de Buxy. Après sa mort, la terre échut à Claude de Biaisy et Jean, seigneur d'Aumont, ses plus proches parents, qui se la partagèrent. Mais, à cette occasion, les habitants ayant contesté aux héritiers la plénitude des droits qu'ils prétendaient sui' eux, notamment en ce qui concerne les mainmortes, il y eut, pour bien de paix entre les parties, une transaction acceptée le 30 avril 1496, par laquelle les deux seigneurs reconnurent la franchise des habitants de la baronnie et de leur postérité, leur droit de succéder les uns aux autres par testament ou ab intestat, de disposer de leurs héritages comme bon leur semblait , de marier leurs enfants comme gens de franche et libre condition avaient droit de le faire, mais sous la réserve de tous les autres droits, censés et redevances des seigneurs; en outre, de payer une somme annuelle et perpétuelle de o .sols par feu, payable au jour de la Saint-Reray, garantie sur l'universalité de tous leurs biens, et une autre somme de 1,000 fr. une fois payée.

Archives de la Côte-d'Or. Chambre des Comptesde Dijon. Affaires des communes. B 1 1474. Couches.

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