CIEL-LES-VERDUN ET SAINT-MAURICE-EN-RIVIERE
(saone-et-loire)
Ciel, célèbre parles foires qui s'y tenaient durant iiuit jours, est une commune qui, après avoir fait constamment partie du comté de Verdun, dépend aujourd'liui de ce ciiel'-lieu de canton. Il en eut par conséquent les mêmes seigneurs et les mêmes destinées. En 1420, les liabilants de Ciel et de Saint-Maurice, par lettres du 2i octobre, s'adressèrent à leur seigneur, Humberl de Luyrieux, seigneur de la Cueille (1). Ils lui représentèrent que la servitude de mainmorte dont ils étaient grevés les plaçait dans une condition inférieure à celle de leurs voisins; qu'elle empêchait le mariage de leurs enfants, et, partant, qu'elle amenait la dépopulation du lieu; ils lui demandèrent de retournera pure liberté et ingénuité et franchise romaines, moyennant, bien entendu, augmentation du montant ordinaire des tailles. Humbert accueillit leur supplique, et, considéranfque de droit naturel les hommes naissent francs, et de droit de gens servitude est trouvée et induite, il leur remit et quitta la mainmorte et les restitua eux et leur postérité « î^i pure ingénuité et franchise, comme frans citiens de Rome, sauf à lui et à ses successeurs, tous obsèques, révérences et obéissance, que liberté doit jn'ester et porter à son patron. »
La taille est abonnée à 58 francs, dont le cinquième appartiendra au Duc; et, enfin, les corvées de bras, de charrettes et de cliarrues sont maintenues, ainsi que la redevance d'une geline à carême prenant.
Cette charte fut confirmée par lettres patentes du duc Philippe-le-Bon, donnée à Dijon le 30 juin 1422.
Archives de la Côte-d'Or. Chambre des Comptes de Dijon. Affaires des communes. B 11474.
(1) Humbert de Luyrieux, fils de Guillaume de Luyrieux, chevalier, et de Jeanne de Sainte-Croix, fille d'Etienne de Sainte-Croix et d'Alix de Verdun. Le duc de Bourgogne, Pbiliiipe-le-Bon, qui possédait un cin- ((uième de la baronuie de Verdun, le donna eu dot à Calheriue, sa bâtarde, en la mariant à Humbert, petitfils d'Humbert.