HAMEAUX DE LA COMMUNE D'ANNAY-LA-RIVIÈRE (YONNE
Ces deux hameaux, qui dépendaient de lacliâtellenie de Montréal, et plus tard du comté de Noyers, n'avaient, au XV' siècle, d'autres seigneurs que les Ducs de Bourgogne. Toutes les deux étaient mainmortables et taillables à volonté. Or, comme en 1431 le châtelain de Montréal, ainsi que les receveurs des louages, poursuivaient les habitants pour le paiement des fouages, les emprisonnaient « rigoureusement » et vendaient le peu de meubles qui avait échappé à la rapacité et au pillage des gens d'armes, amis et ennemis, qui couraient le pays, ceux-ci recoururent directement au Duc, et lui remontrèrent que s'il n'allégeait pas leur misère en abolissant la mainmorte et en diminuant les tierces, les deux hameaux, déjà bien abandonnés, deviendraient bientôt un désert. Philippe ne resta pas sourd à leur réclamation. Par des lettres données à Dijon au mois d'avril 1432, il abolit la mainmorte, toujours sous la condition aux habitants de ne point quitter le pays; mais il maintint la taille à volonté et les autres redevances.
Archives de la Côte-d'Or. Chambre des Comptes de Dijon. Affaires des communes. B 11476.