‹ Chartes des libertés anglaises (1100-1305)Chapitre 14 sur 141 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

apportaient une ce cédule » ou pétition, <c qui contenait la plupart des lois et coutumes antiques du royaume » {Textes^ n** IV), et affirmaient « que, si le roi refusait de les ratifier, ils prendraient ses châteaux, ses terres et possessions, et l'obligeraient de force à leur donner satisfaction ». Après que cette cédule eut été lue au roi : « Et pourquoi, demanda-t-il, les barons ne me demandent-ils pas aussi ma couronne », sacrant et jurant « qu'à aucun prix il ne se mettrait dans leur servage ». A cette nouvelle, les barons mirent à leur tête Robert Fils-Gautier, qu'ils appelèrent (( le maréchal de l'armée de Dieu et de la sainte Église » ^ Londres, toujours prête à s'allier aux ennemis de la royauté, leur ouvrit ses portes; de là, ils invitèrent le reste de la noblesse à se joindre à eux. La plupart, et surtout les jeunes gens ^, répondirent à cet appel, a Les tribunaux de l'Echiquier et des shériffs vaquèrent dans tout le royaume, parce qu'on ne trouva personne qui voulût donner de l'argent au roi ni en rien lui obéir » ^.

Réduit aux abois, Jean-sans-Terre demanda la paix, assurant « qu'il ne tiendrait pas à lui qu'elle ne fût rétablie », et il délivra des sauf-conduits à tous ceux qui voudraient venir conférer avec lui ^. En même temps, fait qui suffirait à lui seul, s'il y avait besoin de preuves, à prouver la duplicité de son

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