Hemingburgh, ibid
5. « Hoc allegato de sua conscientia non émanasse, sine quibus tayllagium non débet exigi vel imponi. » Cette affirmation des Flores histor.f III, 103, est pleinement justifiée par la correspondance échangée (22-24 août) entre les barons de l'Echiquier et le roi, et que nous venons d'analyser.
INTRODUCTION xliii
été inscrit dans la Grande Charte de Jean, puis supprimé dans celle de Henri III. Si Ton ne voulait pas toucher au texte d'un document tant de fois confirmé déjà, il fallait y ajouter des clauses précises sur ce point et sur d'autres d'égale importance. Ce qu'ils demandèrent fut rédigé sous forme d'une pétition avec l'approbation du roi écrite par avance, ainsi que les barons avaient fait en 1215. C'est le fameux Statutum de Tallagio non concedendo {Textes^ n® XII) sur lequel on a tant disputé *. Le prince Edouard promit tout : par une déclaration en sept articles (Confirmatio Cartarum (10 octobre; Textes, n** XIV), il confirma les Chartes au nom de son père (art. 1); il annula les jugements rendus contrairement à leur teneur (art. 2) ; il ordonna qu'une expédition en serait envoyée à chaque église cathédrale et que le texte en serait lu deux fois devant le peuple (art. 3) ; il reconnut formellement que (c les aides et les mises » levées sur le peuple ne constitueraient pas un précédent (art. 5), et qu'à l'avenir elles ne pourraient l'être « que par le commun consentement de tout le royaume et pour son commun profit » (art. 6). Puis, conformément à l'article 3, VInspeximus de la Grande Charte fut pro-
1. Pour dire avec certitude, si cette pièce mérite ou non d'être appelée un statut, il faudrait savoir d'abord à quelles marques certaines on reconnaît un ancien statut. Les raisons indiquées plus loin, p. 87, sont seulement probables. Voyez Riess : Geschichte des WahU rechts zum englischen Parlament, 1295-1406 (1885), p. 8-14 et Hisior. Zeitschrift, XXIV (1888), initio. Hemingburgh, II, 147, place notre Pétition (Articuli insertij etc.) après la Confirmation des Chartes, ce qui est une erreur de date. Cotton ne contient pas le texte des Articuli^ mais il en résume la teneur, p. 337. Cf. Flores historiarum^ III, 103. Le Parlement, convoqué pour le 30 septembre, paraît s'être assemblé seulement le 10 octobre : Hemingburgh, loc. cit.
XLiv INTRODUCTION
mulgué SOUS le grand sceau de la royauté (12 octobre, Textes^ n** XIII). Enfin ces deux actes : la Confirmatio et VInspeximus, furent expédiés en Flandre où le roi, après de nouvelles hésitations et « cédant à la malignité du temps * », les ratifia (4 novembre). En même temps, amnistie pleine et entière était accordée aux comtes qui reprenaient leurs dignités^.
Quand Edouard P^ fut rentré dans son royaume (14 mars 1298), les difficultés recommencèrent. On savait qu'il n'avait cédé qu'à contre-cœur : il ne s'était pas engagé directement lui-même ; il avait seulement ratifié les engagements pris par son fils, un enfant de treize ans; il avait scellé cette ratification de son sceau privé, car le grand sceau ne l'avait pas suivi en terre étrangère. Pour les légistes retors d'Edouard P% il y avait là des moyens de chicane contre lesquels il était sage de se prémunir^. On voulait que le roi confirmât les chartes en personne^; il promit de le faire quand il serait rentré à Londres, après avoir soumis les Écossais. Victorieux à Falkirk (22 juillet), il essaya d'éluder cette promesse. Au Parlement assemblé à Londres (mars 1299)^, le comte de